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Pour que vivent les abeilles !

Novembre 2014

Les abeilles produisent du miel pour notre plus grand plaisir, et comme tous les insectes butineurs, elles jouent aussi un rôle essentiel dans l’agriculture. Depuis 1994, date de mise en circulation d’une famille de pesticides, des milliards d’abeilles meurent, mettant en danger toute la chaîne alimentaire.

© fotokostic - Thinkstock
Les insectes butineurs sont indispensables à la vie sur Terre

Les abeilles, tout comme d’autres insectes butineurs, se nourrissent du pollen et du nectar des fleurs. En passant d’une fleur à une autre fleur, elles transportent du pollen (grains mâles de la plante) qu’elles déposent sur le pistil (organe femelle d’une plante à fleur), ce qui assure leur fécondation et permet la reproduction des plantes à fleurs. Cette opération, qui s’appelle la pollinisation, est exercée à 80% par les abeilles.

Ces infatigables butineuses contribuent ainsi à la production de 35% des ressources alimentaires dans le monde. Chaque année, elles pollinisent les plantes et les cultures pour une valeur estimée à 40 milliards de dollars. La pollinisation est  primordiale pour qu’un tiers de notre nourriture dont nos légumes et nos fruits préférés (pommes, carottes, abricots, framboises, figues, melons…) ne  disparaissent pas de notre alimentation.

Pour faire prendre conscience du rôle joué par les abeilles dans la pollinisation, un supermarché américain de produits biologiques a retiré de ses rayons tous les fruits et légumes qui viendraient à disparaître si les abeilles cessaient d’exister. Le résultat est foudroyant : c’est 237 produits que nous ne pourrions plus consommer !

Regarde le montage photo sur le site du Huffington Post qui montre en 2 images - à faire glisser de gauche à droite – la quantité de produits avec abeilles et la quantité sans abeilles.

La mort des abeilles

Depuis plusieurs années, les apiculteurs constatent un déclin massif des abeilles et déplorent amèrement l’extinction de certaines espèces. Plusieurs facteurs déclenchent leur mort : mauvaises conditions climatiques, parasites, frelon asiatique… mais d’après les professionnels, les coupables sont surtout les produits chimiques utilisés par l’agriculture intensive.

L’apiculteur Jacques Freney, installé dans le Lyonnais depuis 40 ans dans une zone riche en arbres fruitiers, note avec rigueur et consternation l’augmentation croissante du taux de mortalité des abeilles depuis la mise sur le marché des pesticides néonicotinoïdes, en 1994.

Dans l’État de Californie (plus gros producteur alimentaire des États-Unis), les apiculteurs perdent chaque année un tiers de leurs abeilles. Les recherches scientifiques, souvent financées par les industries chimiques, prétendent que leur déclin est dû aux maladies ou à la perte de leur habitat. Pourtant, des recherches indépendantes incriminent les pesticides néonicotinoïdes.

© narongcp - Thinkstock
Une lutte acharnée et difficile pour le retrait de ces produits tueurs

Depuis plusieurs années, les apiculteurs européens, soutenus par des mouvements écologistes, demandent le retrait de ces pesticides. Après bien des batailles, ils ont fini par obtenir l’interdiction de trois produits néonicotinoïdes en avril 2013. Malheureusement, les industries agrochimiques font pression sur les gouvernements pour réintroduire ces poisons sur le marché.  Et surtout, si trois produits ont été retirés, bien d’autres, qui utilisent les mêmes molécules, continuent à être utilisés.

 Une enquête pilotée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur les dangers des pesticides chez les agriculteurs et les personnes vivant près des zones agricoles a rendu ses conclusions en juin 2013. Les chiffres sont formels et montrent que les personnes exposées à des pesticides ont un risque accru de développer des cancers, la maladie de Parkinson, ou d’avoir des enfants malformés pour les femmes enceintes.

Ces pesticides qui tuent les abeilles, sont aussi des dangers pour nous ! Il serait  temps d’y mettre un terme, mais il va falloir se battre encore et longtemps contre les industries chimiques qui les produisent. En attendant, lave bien les fruits et les légumes que tu consommes, et dis autour de toi, aux adultes comme aux enfants, que pour le bien de tous, il faut définitivement interdire ces produits qui nous empoisonnent !

Pour aller plus loin…

Un article rédigé par la Tomate bleue, à partir des sources suivantes :

Le Monde.fr ; Libération.fr ; Huffington Post ; Journal de l’environnement 

 

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