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Biocarburants : la France à petits pas

Alors qu'une directive européenne impose un taux d'incorporation des biocarburants dans les carburants fossiles de 5.75% à l'horizon 2010, le gouvernement français a décidé de tripler sa production de carburants verts.

Un contexte politique favorable

Une usine de production d'éthanol Au moins 4 nouvelles usines de biocarburants devraient être construites pour remplir les nouveaux objectifs de production. © Ademe

« Tripler la production française de biocarburants », tel est l'engagement pris par Jean-Pierre Raffarin le 17 septembre 2004. Avec cette annonce, reprise aujourd'hui par plusieurs responsables politiques, le dossier des biocarburants revient sur le devant de la scène. Et pour cause. Le gouvernement voudrait d'abord pouvoir respecter ses engagements de réduction des gaz à effet de serre pris lors des accords de Kyoto.

Les usines de biocarburants en France En 2004, 7 usines principales se répartissaient la production de biocarburant en France. Plus de 200 000 tonnes d’éthanol et 365 000 tonnes de Diester ont été produites. © Science Actualités (CSI) 2005

Ensuite, une directive européenne incite à l'incorporation de carburants verts (éthanol ou Diester) dans les carburants fossiles classiques (essence et diesel) à hauteur de 2% en 2005 et de 5.75% en 2010. Or, la France en est loin. En 2004, seuls 0.95% d'esters d'huiles et 0.4% d'éthanol ont été incorporés.

En conséquence, le gouvernement a lancé, le 19 mai 2005, une nouvelle phase du plan Biocarburants pour la période 2008-2010, avec la production supplémentaire de 700 000 tonnes de Diester et 250 000 tonnes d'éthanol. 'Ainsi, l'objectif d'incorporer 5,75% de biocarburants dans les carburants en 2010 sera tenu', a assuré le gouvernement.

Des enjeux environnementaux mais aussi économiques

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