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Biologie & Santé

Cellules souches cardiaques : essais chez l'animal

CIRS (Centre International de Recherche Scientifique)

Reconstruction cardiaque grâce aux cellules souches

Des cellules souches de la moelle osseuse ont été utilisées avec succès chez des animaux (porc, rat, souris) afin de réparer des tissus cardiaques endommagés. Ces cellules souches se différencient habituellement en cellules sanguines (globules rouges et blancs), mais une fois à l'intérieur du muscle cardiaque, elles se différencient aussi en cellules du coeur. Si les expériences s'avèrent concluantes chez l'homme, cela ouvrirait de nouvelles perspectives pour le traitement des infarctus du myocarde, avec la possibilité d'une réparation des tissus lésés. On injecterait in situ ou par voie intraveineuse des cellules souches hématopoïétiques qui reconstruiraient les zones endommagées du cœur. Les maladies cardiaques constituent la principale cause de décès dans les pays développés. D'où l'importance des trois études menées par les groupes de chercheurs américains basés à la New York Medical College in Valhalla, au National Institutes of Health et à l'Osiris Therapeutics of Baltimore.

Attaque cérébrale : récupération avec une injection de cellules de moelle osseuse

WASHINGTON, avril 2001 (Bulletin AFP-Science n°1286 du 12/4)
Des rats frappés par une congestion cérébrale ont récupéré la plupart de leurs capacités à la suite d'une injection intraveineuse de cellules de leur moelle osseuse, indique une équipe de chercheurs dans une étude publiée dans la revue Stroke (vol 32, p943, avril 2001). Ce traitement, affirment les scientifiques, du Centre des Sciences de la Santé Henry Ford à Detroit, a permis aux rats de recouvrer quasiment totalement leurs fonctions quatorze jours après l'attaque.
"Nous pensons que cette thérapie est prometteuse pour soigner les congestions cérébrales, les maladies de Parkinson et d'Alzheimer, la sclérose en plaques, les blessures à la moelle épinière et les traumatismes crâniens, estime le "patron" de l’équipe, le Pr Michael Chopp. Ces cellules sont intelligentes et elles migrent sélectivement jusqu'au site où les tissus sont atteints. Elles deviennent alors des usines à fabriquer des molécules utiles pour réparer les tissus." Ces injections utilisent les cellules de l'animal touché, évitant donc les rejets, et peuvent être administrées plusieurs fois sans danger.
Les chercheurs ont d'abord prélevé chez les animaux des cellules de leur moelle. Ils les ont ensuite multipliées en laboratoire avant de les inoculer aux rats le jour de leur congestion cérébrale ou sept jours après. Des tests moteurs, sensoriels et neurologiques ont été réalisés avant la congestion cérébrale, provoquée artificiellement, puis juste après, une semaine après et trente-cinq jours après. En général, les rats traités ont eu des résultats nettement meilleurs que les rongeurs du groupe de contrôle.
Une biopsie a montré par ailleurs que les cellules avaient effectivement migré pour la plupart dans la partie du cerveau affectée. Le fait que les rats traités un jour ou sept jours après l'attaque aient eu le même taux de guérison est important, soulignent les chercheurs, car il prouve que les patients trop malades pour subir immédiatement un prélèvement de moelle peuvent toutefois profiter de ce traitement.

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