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Biologie & Santé

Comment se passe le dépistage concrètement ?

Le test consiste en une prise de sang (pour laquelle il n’est pas nécessaire d’être à jeun). On va ensuite rechercher dans l’échantillon sanguin la trace du passage du virus, c’est-à-dire la présence d’anticorps dirigés contre les deux types de virus du sida, VIH-1 et VIH-2.
Le dosage des anticorps se fait par une technique appelée Elisa et il est effectué par deux laboratoires différents pour chaque échantillon sanguin.

Si les deux résultats sont négatifs, la personne est séronégative.

Si, en revanche, l’un des deux résultats ou les deux sont positifs, un test de 2e intention est alors pratiqué pour pouvoir infirmer ou confirmer ce résultat. Un nouvel échantillon de sang est prélevé et analysé cette fois par une technique appelée Western Blot. 

          - Soit le test est négatif et, s’il n’y a pas eu de risque pris dans les trois derniers mois*, on est certain de la séronégativité.
          - Soit le test est positif : la personne est séropositive. Avec ce deuxième test, on a déterminé la souche VIH-1 ou VIH-2 qui l’a infectée.

Contrairement aux laboratoires de ville, dans les centres de dépistage (centres de plannings familiaux etc.), le test est précédé de l’accueil du consultant par un médecin pour évaluer la période de prise du risque, et l’annonce du résultat se fait aussi par le médecin, qui peut être à l’écoute de la personne et l’orienter.

*S’il y a eu un risque pris dans les trois derniers mois, les anticorps n’ont peut-être pas eu le temps d’apparaître en quantité détectable (période de latence), et il est conseillé de refaire un test pour s’assurer de sa séronégativité.

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