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Archéologie & Paléontologie

Décryptage en vue pour les égyptologues

La découverte de statues de hauts dignitaires égyptiens sur le site d’Ermant apporte un témoignage rare sur l’Égypte du Moyen Empire.

Ramose, premier grand prêtre de Montou d'Ermant Statue en granodiorite de Ramose, premier grand prêtre de Montou d'Ermant, contemporain de Ramsès II. Il présente sur une table d'offrandes deux têtes de faucon symbolisant le dieu Montou-Rê. Cette représentation double du Dieu est unique, car aucune autre statue de ce type n'a jamais été retrouvée. Ramose n'était connu jusqu'à présent que par une statue conservée à l'Art Institute de Chicago et dans une tombe thébaine. © CNRS-CFEETK/J.Maucor

Belle surprise pour l’équipe d’archéologues du site d’Ermant, dans la région de Thèbes (Haute-Egypte). Neuf ans après le début des fouilles, les archéologues français et égyptiens de l’Institut français d’archéologie orientale et  du CNRS dirigés par Christophe Thiers, directeur du Centre franco-égyptien d’étude des temples de Karnak, ont mis au jour, fin novembre, deux statues de dignitaires égyptiens ainsi qu’un fragment de paroi en calcaire, provenant d’un temple datant du Moyen Empire (2.000 ans avant J.-C). Une découverte qui fait suite à celle de cinq têtes de pharaons sculptées dans la pierre, il y a quelques semaines.

C’est lors du dégagement du temple principal consacré à Montou-Rê, dieu tutélaire de la région thébaine que ces découvertes ont été faites.Tout d’abord, une statue en calcaire de Nébamon, scribe et médecin de pharaon, a été exhumée, puis une seconde en granodiorite représentant Ramose, le premier grand prêtre de Montou d’Ermant, contemporain de Ramsès II. Enfin, un fragment de paroi en calcaire provenant du temple, représentant le dieu Anubis à tête de chacal tenant un souverain par la main, daté de 1.990 avant J.-C., a été dégagé.

D'après les archéologues, c’est un témoignage rare et inédit que vient de livrer le site d’Ermant sur l’Egypte du Moyen Empire. En effet, dans un état de conservation remarquable, ces œuvres sculptées recouvertes de hiéroglyphes livrent les noms et les fonctions des personnages représentées, ce qui n’est pas le cas des cinq têtes royales découvertes auparavant. Reste maintenant à décrypter précisément ces hiéroglyphes.

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