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Archéologie & Paléontologie

Deux lionceaux des cavernes découverts en Sibérie

Découvertes sur les rives d’une rivière sibérienne cet été, deux momies de lions des cavernes en parfait état de conservation livrent leurs premiers secrets.

Tête d'une des momies de lionceau des cavernes retrouvé en aout 2015 en Sibérie.
Tête d'une des momies de lionceau des cavernes retrouvée en août 2015 en Sibérie.

Crédits : Academy of science of Yakutia- The Siberian Times

Les premières analyses étaient attendues avec impatience après qu’une équipe russe, chargée de la collecte de restes de mammouth, a réalisé, cet été, une découverte exceptionnelle. A la suite de fortes inondations, les rives de la rivière Uyandina, en Sibérie, ont libéré les momies de deux petits félins préhistoriques.

Certes, dans la région, la mise au jour d’animaux congelés comme des mammouths et autres rhinocéros laineux n’est pas rare. Mais ce sont, pour l’heure, les seules momies intactes connues de lionceaux des cavernes.

Baptisés provisoirement Uyan et Dina – sans que l’on connaisse encore leur sexe – ils ont été authentifiés par des experts au moyen de photos. Leurs corps congelés ont été expédiés à Iakoutsk (capitale de la Iakoutie) pour être analysés. Les scientifiques de l’Académie des sciences ont alors pu constater l’excellent état de conservation des deux petits félins.

Hauts de 42 centimètres, ils ont conservé toutes leurs dents. Leurs fourrures, mais aussi leurs corps – pattes, queues, oreilles, yeux, jusqu’à leurs moustaches – sont parfaitement préservés. Si l’on ne connaît pas encore exactement leur âge, les scientifiques estiment qu’ils ont probablement vécu il y a plus de 12 000 ans, seulement deux à trois semaines, avant de mourir lors de l'effondrement du sol de leur grotte. C'est cet environnement anaérobie ainsi créé qui a permis leur excellente conservation.

Pour les scientifiques, étudier simultanément deux spécimens est une occasion unique. Cela leur permettra d’en disséquer un et de prélever sans crainte de minuscules échantillons d’ADN sur l’autre, qui restera congelé. Les analyses à venir apporteront probablement de nouvelles révélations. Anatomie, morphologie, régime alimentaire, liens avec les félins du passé et actuels… autant d'éclairages nouveaux attendus sur ces formidables prédateurs préhistoriques.

Source : The Siberian Times, 22 novembre 2015

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