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Génération sida : priorité à la pilule ?

Vingt ans après le début de l'épidémie de sida, la pilule reste le moyen de contraception privilégié des Françaises. C’est ce que révèle une étude publiée par l’Institut national des études démographiques (INED).

De la loi Neuwirth à aujourd'hui

Dresser le tout dernier bilan de la contraception en France : tel était l'objectif de cette enquête réalisée fin 2000 auprès de 3 000 femmes en âge de procréer. Pour cela, il a fallu passer au crible à la fois les méthodes contraceptives les plus pratiquées et le profil de leurs utilisatrices. Au passage, une question essentielle a dû être tranchée : l’épidémie de sida, qui dure depuis vingt ans, a-t-elle modifié les pratiques contraceptives de la population étudiée?

Les méthodes de contraception de 1978 à 2000 © CSI

Cette enquête est le dernier volet d'une série d'études menées depuis 1970 pour tenter de mesurer l'évolution des comportements des femmes depuis l'adoption de la loi sur la régulation des naissances ou loi Neuwirth en 1967. Selon cette enquête, «la pilule qui était déjà en 1978 la méthode la plus utilisée, ne cesse de progresser, passant de 40% à 60% de l’ensemble des utilisatrices en vingt-deux ans. Le stérilet a aussi progressé dans la première décennie puis s’est stabilisé ensuite vers 23%.»

A côté de ce résultat qui consacre le succès des méthodes médicales de contraception, il y a une demi-surprise, c'est la faible progression du préservatif comme méthode de contraception. Le préservatif représente désormais les deux-tiers du groupe des méthodes de contraception dites réversibles (retrait, abstinence périodique, spermicides...), mais l'ensemble de ce groupe enregistre durant la même période une chute de 43% à 16%.

Les femmes de la génération sida

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