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Nature & Environnement

La menace plane toujours sur les éléphants

Les efforts déployés lors de la dernière Cites pour faire stopper le commerce international de l’ivoire a échoué. Seul un accord non contraignant qui va dans ce sens subsiste.

L’éléphant d’Afrique (Loxodonta africana) est inscrit aux Annexes I et II de la Cites, et il est classé dans la catégorie Vulnérable dans la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN.© Wikimedia/ Bernard Dupont

La COP17 de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) à Johannesburg (Afrique du Sud), qui s’est déroulée du 27 septembre au 5 octobre, a été l’occasion d’affrontements entre plusieurs pays sur la question du statut des éléphants. Dix pays d’Afrique, dont le Botwana qui abrite près de 35 % des éléphants de savane, soutenus entre autres par la France, les États-Unis et la Chine, —  pays dont le marché de l’ivoire a grandement contribué à l’escalade du braconnage des éléphants ces dernières années — ont échoué à faire passer l’espèce en annexe 1 consistant à interdire purement et simplement le commerce international des éléphants. La Namibie, l’Afrique du Sud, la Zambie et le Zimbabwe, portés par des considérations économiques, ont en effet bloqué la résolution au motif que leurs populations de pachydermes, les plus importantes d’Afrique, sont relativement stables. Cependant, les propositions de la Namibie et du Zimbabwe sur la suppression des restrictions concernant leurs commerces nationaux ont été rejetées par une large majorité. Au final, un accord non contraignant subsiste. Il porte sur un simple encouragement des pays à fermer leur marché de l’ivoire s’il est démontré qu’il contribue au braconnage et au commerce illégal. Mesure qui est loin d’être suffisante pour les partisans d’une protection systématique de l’espèce menacée d’extinction.

Source : Cites, 3 octobre 2016

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