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Biologie & Santé

La peau crevassée de l’éléphant

Des chercheurs ont étudié la formation et la structure de la peau de l'éléphant. Laquelle se révèle plus complexe qu'il n'y parait.

© N. Senn & M. C. Milinkovitch, Université de Genève

Les éléphants s'aspergent d'eau pour se rafraichir. Un rafraichissement d’autant plus nécessaire que l'éléphant d'Afrique ne possède pas de glandes sudoripares, donc il ne peut pas transpirer. C'est sa peau, couverte de millions de petites crevasses qui joue le rôle de régulateur thermique. Elle est en effet capable d'absorber et de retenir cinq à dix fois plus de quantité d'eau qu'une surface plane. Ces crevasses permettent aussi à la boue de s'y incruster, ce qui protège le pachyderme des parasites et de la chaleur du soleil.

Des chercheurs de l’Université de Genève dont l’étude est parue le 3 octobre dans la revue Nature communications ont observé la peau au microscope et ils ont montré que ces crevasses sont des fractures dans l’épiderme. Car contrairement à la peau humaine, la structure de la peau de l'éléphant n'est pas lisse mais vallonnée. Pendant la croissance la peau s'épaissit, les tensions s'accumulent sur ces creux et ses bosses, et la peau finie par craquer et se crevasser. Une thèse corroborée par le fait que les éléphants nouveau-nés n'ont pas de crevasses sur la peau.

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