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Le cacatoès noir, as de la percussion

Battre en rythme avec un instrument n'est pas un privilège réservé aux êtres humains. Des cacatoès noirs, observés par des chercheurs australiens, ont en effet développé ce talent eux aussi.

 

Les cacatoès noirs d'Australie peuvent jouer en rythme à l'aide d'instruments de leur invention. © C. Zdenek

Les cacatoès en liberté sont capables – comme les êtres humains – d'utiliser des instruments de percussion pour produire des rythmes. C'est ce que racontent des chercheurs de l’université nationale d’Australie dans une étude parue dans la revue Science Advances du 28 juin 2017.

Filmés durant plusieurs années dans le nord de l’Australie, dix-huit cacatoès noirs (Probosciger aterrimus) mâles sauvages ont été surpris à fabriquer leur instrument : un bout de branche qu’ils effeuillent et coupent pour obtenir une longueur de 20 centimètres, ou une graine de Grevillea, un arbuste à fleurs, qu’ils taillent avec leur bec.

Des rythmes bien réguliers

En frappant de ces instruments une branche ou un arbre creux, ils produisent un rythme qui n’a rien d’aléatoire : les chercheurs ont enregistré plus de 130 séquences de 5 à 92 battements d’une régularité étonnante. Ces sons, estiment les chercheurs, ne servent pas à ces oiseaux à communiquer entre eux, mais bien à faire de la musique. De surcroît, en véritable artiste, chaque cacatoès a son style, sa signature.

Contrairement à l'Homme, le cacatoès n’exprime son art qu’en solo et principalement lorsqu’une femelle est dans les parages. Les chercheurs vont jusqu’à supposer que les êtres humains, comme les cacatoès, ont peut-être d’abord joué en solo avant de se regrouper pour danser sur des rythmes endiablés...

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