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Nature & Environnement

Méthane en hausse

Tous les ans, la communauté scientifique publie le « bilan CO2 » de l’année écoulée. Cela n’existait pas pour le méthane qui constitue pourtant un gaz à effet de serre puissant. Cette omission est désormais corrigée.

Après la vapeur d’eau et le CO2, le méthane constitue le troisième gaz à effet de serre présent dans l’atmosphère. Si sa durée de vie est plus courte, 10 à 20 ans environ, son pouvoir réchauffant est en revanche 23 fois plus important que le gaz carbonique. Or, comme le montre le bilan dressé par 80 chercheurs issus de 15 pays, les rejets de méthane sont en hausse depuis 2007, et de manière encore plus marquée depuis 2014.

Contrairement au CO2, les sources de méthane sont plus difficilement identifiables, car d’origines très variées. Environ 40 % d'entre elles sont d’origine naturelle. Il s’agit notamment de zones humides – les marais, les mangroves – mais aussi du permafrost en cours de dégel. 60 % des émissions sont liées aux activités humaines, dont plus de la moitié (36 %) à l’agriculture et au traitement des déchets. En cause, notamment, les rizières, et les élevages de ruminants dont le nombre a considérablement augmenté au fil des deux dernières décennies. L’exploitation et le transport des énergies fossiles participent également à hauteur de 20 % à la libération du méthane fossile présent dans le sous-sol.

Tous les ans, 10 millions de tonnes viennent ainsi s’ajouter au stock déjà présent dans l’atmosphère. Ces nouvelles données devront être intégrées aux modèles de prévisions climatiques. Elles montrent également qu’en réduisant nos émissions de méthane, nous pouvons réduire leur impact sur le réchauffement de la planète.

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