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Biologie & Santé

Nouvelle avancée dans la greffe de cellules souches

Pour la première fois, un être humain a bénéficié d’une greffe d’iPS d’un donneur.

Cellule souche pluripotente© Thomas Deerinck, NCMIR/SPL

À l’instar du don du sang, sommes-nous à l’aube du don de cellules ? Une transplantation de cellules souches a en effet été effectuée le 28 mars 2017 à l’hôpital général de Kobe, au Japon. L’originalité de cette opération, présentée dans la revue Nature le même jour, est double : elle a utilisé des cellules souches qui ne sont pas issues d’embryons et sont en outre extraites d’un donneur différent du receveur.

Les cellules souches pluripotentes induites (ou iPS, pour l’anglais induced pluripotent stem cells) sont obtenues en laboratoire en reprogrammant des cellules différenciées afin qu’elles puissent remplacer n’importe lesquelles des autres cellules. Elles permettent d’éviter les questions éthiques soulevées par le recours aux cellules souches embryonnaires.

En 2014, une Japonaise atteinte de DMLA avait reçu des iPS fabriquées à partir de cellules de sa propre peau. Trois ans plus tard, l’expérience est réitérée par les mêmes équipes japonaises, mais cette fois-ci, les cellules, prélevées sur un donneur, ont été modifiées, stockées et greffées sur les yeux d’un homme de 60 ans.

L’objectif de la scientifique à l’origine de ces recherches, Masayo Takahashi, est de créer une banque de données d’iPS pour accélérer les greffes de cellules souches.

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