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OGM : cultures et essais

Le protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques entre en application à partir du 11 septembre 2003. Dans le même temps, le débat sur la légitimité des essais d’OGM en plein champ reste très passionnel en Europe et notamment en France.

Les OGM, on se les arrache…

Manifestation anti-OGM Des scientifiques, des artistes, des élus et des citoyens se sont regroupés à Saint-Quentin-sur-Coole (Marne) dans un champ de colza transgénique pour protester contre la culture des OGM. © AFP

Fin 2002, la question de l’activisme syndical anti-OGM est remise à l’ordre du jour par la confirmation de la condamnation de José Bové, porte parole de la confédération paysanne, à une peine de prison ferme.

Les faits qui lui sont reprochés remontent à 1999 et concernent l’arrachage de plants transgéniques. Quelques mois plus tôt, en Grande-Bretagne, deux procès pour arrachage de plantes OGM se sont conclus par des non-lieux. La justice a considéré que les risques de dissémination évoqués par les militants anti-OGM ne pouvaient être tenus pour négligeables.

Ces deux décisions de justice contradictoires sont de nouveaux rebondissements dans le feuilleton de la contestation qui se manifeste en Europe contre les cultures transgéniques.

Pétitions concurrentes

Le 18 septembre 2003, plus de1 500 chercheurs français ont publié une pétition dans le but de dénoncer les destructions de parcelles d’essais d’OGM, en raison du préjudice qu’elles portent aux activités de recherche. Ce texte répond à un autre, signé par environ 700 scientifiques pendant l’été, qui apporte son soutien à José Bové, considérant les arrachages comme une mise en application du principe de précaution.

Printemps 2002 : le conseil des sages

Réuni par le gouvernement français, un comité de quatre experts est chargé d'organiser un débat public sur la légitimité des essais d'OGM en plein champ. Composé de Christian Babusiaux (président du Conseil national de l'alimentation), de Jean-Yves Le Déaut (président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix technologiques), de Didier Sicard (président du Comité national consultatif d'éthique) et de Jacques Testart (président de la Commission française de développement durable), le comité remet son rapport en mars 2002.

Ce document conclut que la recherche scientifique sur les OGM a besoin des essais aux champs mais que ceux-ci doivent se dérouler dans des conditions très contrôlées.
Les quatre experts souhaitent aussi déplacer le débat du domaine scientifique vers la sphère politique, appelant à une vaste concertation publique et parlementaire sur l'utilité réelle des cultures OGM.

Été 2001 : L’AFSSA fait des mesures…

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