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Pour un saut réussi, pas de lézard, il faut une queue !

En s’inspirant du saut du lézard, des chercheurs américains ont amélioré l'équilibre d'un robot en le dotant d'une queue.

Dans la famille des lézards, les agames se révèlent être d’excellents sauteurs, capables d’atterrir en toute sécurité quel que soit le terrain.

Pour mieux comprendre leur capacité, des chercheurs de l’université de Californie, à Berkeley, ont filmé, à l’aide d’une caméra ultrarapide, cet animal au cours de différents sauts. Très clairement, l’animal utilise sa queue pour orienter son corps lors du vol.

D’un point de vue physique, le procédé s’appuie sur la « conservation du moment angulaire ». Il s’agit en fait de la même manœuvre utilisée par un funambule lorsqu’il se rééquilibre avec son balancier.

Après avoir modélisé le processus, les chercheurs ont voulu vérifier leurs calculs en dotant un robot d’une queue orientable. Et ça marche ! En inclinant l’appendice caudal de l’engin, il est possible d’orienter son angle afin d’optimiser l'atterrissage.

La présence d’une queue lui permet même de franchir les obstacles en toute quiétude.

Au-delà de l'intérêt de ces travaux dans le domaine de la robotique, cette étude appuie une autre idée : celle que les dinosaures, comme le Velociraptor, devaient utiliser leur queue pour s’équilibrer lors de leurs attaques. D’ailleurs, intuitivement, les créateurs du film Jurassic Park ne s’y sont pas trompés. Dans une scène où un Velociraptor saute sur un squelette de tyrannosaure, l’animal dresse sa queue pour mieux atterrir. 

Ces travaux font l'objet d'une publication dans le magazine Nature du 5 janvier 2012.

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