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Réchauffement climatique : quelles perspectives en Arctique ?

Selon une récente étude du NSIDC, la calotte Arctique s'est encore fortement réduite cet été et ce, pour la quatrième année consécutive. Due au réchauffement climatique, cette fonte laisse entrevoir la possibilité d'exploiter une nouvelle région du monde, riche de promesses énergétiques et halieutiques.

La fonte s'accélère en Arctique

Les régions polaires sont les plus sensibles aux effets du réchauffement climatique. Selon une récente étude du National Snow and Ice Data Center (NSIDC), la superficie moyenne de la glace de mer en Arctique aurait diminué de 20% depuis 1979, soit d'environ 1,3 million de km².

Or, cette fonte accélérée a toutes les chances de se poursuivre : la plupart des scénarios climatiques prévoient que la calotte glacière arctique continuera de se réduire de 40 à 50% d'ici à 2100. La glace de mer pourrait ainsi passer d'une surface d'environ 10 millions de km² aujourd'hui en plein hiver à moins de 6 millions dans cent ans. Et à en croire les modèles les plus pessimistes, elle pourrait même disparaître totalement durant l'été à partir de 2070 !

Qu’est-ce que l’Arctique ?

L'Arctique est un océan de douze millions de km², entouré par huit Etats : le Danemark, la Norvège, la Finlande, la Suède, l'Islande, le Canada, les Etats-Unis et la Russie.

Quatre passages relient l'Arctique aux autres mers : le détroit de Béring, le détroit de Davis, le détroit du Danemark et la mer de Norvège.

Les températures de cet océan varie de -50°C en hiver à -1°C en été. En hiver, la glace recouvre environ 10 millions de km². En été, elle s'étale sur environ 5 millions de km².

Vers de nouvelles voies maritimes

Les futures « routes de l'Arctique » © www.uaf.edu/seagrant/NewsMedia/02ASJ/06.14.02seaice.html

De nombreux armateurs misent sur la diminution de la calotte glaciaire pour inaugurer, au moins en période estivale, de nouvelles liaisons maritimes. La « voie arctique » permettrait ainsi de joindre l'Asie à l'Europe en 13 000 km contre 21 000 actuellement en passant par le canal de Suez. Quant aux États-Unis, ils gagneraient 3 à 4 semaines pour rejoindre l'Alaska…

Outre l'intérêt commercial de ces routes, la navigation dans l'Arctique laisse entrevoir la possibilité d'exploiter une zone riche de promesses énergétiques et halieutiques.

L’Arctique, futur fournisseur mondial de gaz et de pétrole ?

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