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Troisième aller-retour réussi pour la fusée New Shepard

Avec ce troisième essai concluant, la société Blue Origin confirme sa capacité à faire revenir sans encombre son lanceur sur le pas de tir. À terme, la fusée New Shepard permettra d’envoyer des touristes spatiaux à une centaine de kilomètres d’altitude.

© Blue Origin

Pour Jeff Besos (fondateur d’Amazon et de la société spatiale Blue Origin) comme pour le très médiatique Elon Musk (SpaceX, Tesla), l’avenir spatial ne pourra se jouer qu’avec des lanceurs réutilisables. Et depuis quelques mois, les deux géants nous font la démonstration de leur savoir-faire. Dernier épisode de ce combat de milliardaires, la fusée New Shepard, conçue par Blue Origin, vient de réussir son troisième aller-retour, après ses deux premiers succès en novembre et en janvier dernier.

Ça s’en va et ça revient...

Le 2 avril, le moteur BE-3 a pu redémarrer sans problème et envoyer le lanceur à 100 km d’altitude, l’altitude considérée arbitrairement comme la frontière de l’espace. Tandis que la capsule qui surmonte la fusée est tranquillement revenue sur Terre à l’aide de ses parachutes, le premier étage est retombé en quasi-chute libre avant de se stabiliser à une centaine de mètres d’altitude. Elle a fini par atterrir – avec une incroyable assurance – à la vitesse de 8 km/h.

En réalité, opposer Blue Origin à SpaceX se révèle quelque peu arbitraire. Les deux sociétés spatiales travaillent actuellement sur des projets très différents. Pour Blue Origin, l'objectif est d’envoyer des touristes spatiaux faire une courte escapade dans l’espace à une centaine de kilomètres d’altitude. Pour Space X, il s’agit d’envoyer des satellites en orbite à des vitesses et des altitudes bien plus conséquentes. Reste à savoir si un lanceur réutilisable permettra de faire des économies. En son temps, la navette spatiale s’était révélée être un gouffre financier.

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