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Biologie & Santé

Une piste contre les troubles du sommeil

Un groupe de neurones bien précis joue un rôle d'interrupteur dans le cycle veille/sommeil. Et il agit quelles que soient les perturbations de l'environnement immédiat...

Neurones dopaminergiques (en bleu) impliqués dans le cycle veille/sommeil, dans le noyau raphé© Gradinaru lab/Caltech

Un bébé qui pleure, un bruit soudain… en quelques secondes nous passons de l’état endormi à l'état d'éveil. C’est en étudiant ce mécanisme de vigilance que des chercheurs américains ont identifié un circuit neuronal dopaminergique qui contrôle le cycle veille/sommeil... et ce, indépendamment de l’environnement.

Un mécanisme indifférent à l'environnement

Ces scientifiques de l'institut de technologie de Californie (Caltech) se sont particulièrement intéressés à un groupe de neurones dits DNRDA, situés dans la zone du cerveau appelée noyau raphé dorsal. Peu étudiés à ce jour, ils constituent un bon objet d'étude car, lorsqu'ils sont lésés chez l'Homme (ou l'animal), ils provoquent des excès de sommeil durant la journée.

De fait, l'équipe a constaté qu'activer ces neurones chez des souris endormies les éveillait instantanément. En revanche, si ces neurones sont inhibés, les souris restent plongées dans les bras de Morphée malgré des bruits habituellement dérangeants.

Poursuivant leurs expériences, les chercheurs ont montré qu'éteindre l’activité de ce groupe de neurones plonge des souris éveillées dans le sommeil, quels que soient les stimuli extérieurs tels que l’odeur d’un prédateur ou d’un partenaire sexuel.

Présentés dans un article de la revue Neuron en date du 8 juin, ces travaux ouvrent des pistes de recherche pour mieux prendre en charge les troubles du sommeil retrouvés dans la dépression, les troubles bipolaires, la schizophrénie – et évidemment l’insomnie. 

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