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Darknet, la face cachée du web

Un dossier de Science actualités

Anonyme à 100% ?

Plusieurs cas d’utilisateurs démasqués prouvent que le darknet conçu pour préserver l’anonymat n’offre pas une protection totale.

La principale particularité du darknet est qu’il offre l’anonymat (et donc l’impunité) à ses utilisateurs. Mais cette promesse n’est pas assurée à 100 %. La première faille dans cette cuirasse a été mise au jour en 2011, lorsque les Anonymous (un collectif de hackers anonymes) ont publié les noms et pseudonymes d’usagers de sites hébergeant des images pédopornographiques sur le réseau TOR. Mais l’évènement le plus marquant à ce jour reste l’arrestation du responsable de The Silk Road par le FBI en 2013. Jusqu’à sa fermeture, cette boutique en ligne sur le réseau TOR proposait de nombreux produits et services illicites payables en bitcoins. Cette arrestation prouve qu’il est possible d’infiltrer TOR et de remonter jusqu’aux contrevenants, même si les méthodes utilisées par le FBI n’ont pas été révélées. Les Américains ne sont pas les seuls à y travailler. En mai 2016, le gouvernement français a annoncé un plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme prévoyant le recours à des « cyberpatrouilles » destinées à détecter, répertorier et entraver les sites ou réseaux diffusant la propagande terroriste. Ce plan prévoit en particulier une offensive contre le darknet : « Ces sites non référencés doivent pouvoir être découverts et détruits, après exploitation des informations qu’ils comportent », selon les termes du Premier ministre Manuel Valls. L’impunité du darknet, une histoire du passé ? Peut-être, du moins jusqu’à ce que ses adeptes aient trouvé de nouvelles parades…

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