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Darknet, la face cachée du web

Un dossier de Science actualités

Le bitcoin et la finance parallèle

Le darknet possède sa propre monnaie, le bitcoin, indépendante du système bancaire et des États. Mais d’autres crypto-monnaies ont vu le jour.

Né en 2009, le bitcoin est considéré comme la monnaie « officielle » du darknet. Ce sont les utilisateurs qui créent cette monnaie virtuelle et qui contrôlent et sécurisent les transactions via une technologie appelée « blockchain ». En effet, le chiffrement et la sécurisation des transactions nécessitent une importante puissance informatique. Laquelle est mise à disposition par les utilisateurs eux-mêmes (qui « prêtent » des machines au système) et qui, en contrepartie, sont rémunérés par des bitcoins. Il en résulte une monnaie hautement sécurisée (on parle de crypto-monnaie) qui ne dépend d’aucun État, ne connaît aucune frontière et est gérée en dehors du circuit des banques. Depuis avril 2010, le bitcoin est même convertible en devises traditionnelles (dollar, euro, yen…) sur des places de marché en ligne, comme « BitStamp » ou « BTCC », au tarif d’environ 540 € l’unité à la fin 2016. Bref, une monnaie parfaite pour les activités « hors système ». Mais contrairement à ce que l’on croit, le bitcoin permet malgré tout la traçabilité des transactions. C’est justement cette transparence, et le fait que chacun puisse contrôler les échanges, qui en fait une monnaie sûre. Une étude publiée dans la revue Big Data en juillet 2016 par une équipe de l’Imperial College de Londres a ainsi annoncé la mise au point d’un outil informatique pour visualiser en temps réel les transactions de bitcoins. C’est pourquoi d’autres crypto-monnaies ont vu le jour, comme le dash, le zerocoin ou le monero, basées sur le même principe, mais avec une évolution du logiciel qui assure, en plus, l’anonymat des transactions. Ce qui leur vaut de devenir de sérieux concurrents au bitcoin sur le darknet.

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