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La chasse aux exoplanètes

Une détection directe

Cette image en fausses couleurs combine deux photos du nuage entourant l’étoile Fomalhaut prises en 2004 et 2006 par le télescope Hubble. Le rond blanc central marque l’emplacement de l’étoile, masquée par un instrument appelé coronographe. Des objets un milliard de fois moins brillants que l’étoile sont alors visibles, dont la planète Fomalhaut b (encadré).

En fait, ce point lumineux est plus probablement un nuage de poussières qui entoure la planète et diffuse la lumière de l’étoile, mais on la considère comme la première exoplanète photographiée en lumière visible. Aujourd’hui, une cinquantaine ont été observées directement, la plupart en infrarouge.

Le coronographe

Vers 1930, Bernard Lyot invente le coronographe, un disque opaque placé au milieu d’un télescope qui masque le centre de l’image. Il observe ainsi la couronne du Soleil, habituellement « noyée » dans la lumière de l’astre.

Depuis 1996, une version améliorée permet de masquer la lumière d’une étoile lointaine pour tenter de détecter une exoplanète proche d’elle et bien moins lumineuse. Cependant, ce système fonctionne mal si l’image de l’étoile est déformée en traversant l’atmosphère terrestre.

Une solution : installer le coronographe sur un télescope spatial, au-dessus de l’atmosphère. Ou recourir à l’optique adaptative, un miroir de télescope qui se déforme légèrement pour compenser les fluctuations de l’atmosphère.

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