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L’animal est-il une personne ?

Un dossier de Science actualités

Le dossier

Les animaux ont-ils des droits ?

Sous l’impulsion de la science, les animaux sont devenus des êtres sensibles. Ce qui pose la question de leur statut juridique.

Il existe une discipline juridique appelée « droit animalier ». Pour autant, les animaux ne disposent pas de droits fondamentaux. On les assimile à des « biens », terme consacré par la loi dans la majorité des pays. Exception faite des codes civils autrichien, allemand, suisse et catalan qui affirment clairement que les animaux ne sont pas des « choses ». Même si les sociétés humaines leur reconnaissent de plus en plus une sensibilité, les tuer pour les manger ou même parfois pour se divertir est admis. Ils appartiennent à des propriétaires, se vendent et s’achètent comme des marchandises... Doit-on donc définir le statut des animaux par les services qu’ils rendent à l’Homme ? Ou bien faut-il les considérer comme des êtres sensibles, tels que la science les révèle ? Faut-il les classer dans une catégorie intermédiaire entre les personnes et les « biens » ou accorder aux animaux le statut juridique qui leur permettrait de bénéficier de droits fondamentaux comme le droit à la vie, à la liberté et à la non-souffrance ? En 2014, un sondage (Gallup) révélait que près d’un tiers des Américains souhaitait que les animaux aient les mêmes droits que les humains. Aux États-Unis, il existe plus de 1 000 écoles qui forment des policiers et des magistrats au bien-être animal. La maltraitance animale conduit à des sanctions sévères (peine de prison ferme, amende, interdiction à vie de posséder un animal...). En France, dans le contexte des vidéos d’abattoirs diffusées par l’association de protection animale L214 – qui lance une pétition pour la présence de repas végétariens dans la restauration scolaire – le ministère de l’Agriculture a annoncé en avril 2016 un plan d’action pour prendre en compte la sensibilité des animaux que l’on exploite.


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