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Microbiote, une révolution médicale

Un dossier de science actualités

Le dossier

Plus de 50 % de cellules étrangères

La moitié de nos cellules ne sont pas humaines. Notre corps abrite des micro-organismes, dont la composition diffère d’un individu à l’autre.

Dans le ventre maternel, le foetus se développe dans un environnement quasiment stérile : rares sont les micro-organismes qui traversent la barrière de l’utérus. En revanche, dès que la poche des eaux se rompt, bactéries et autres microbes colonisent le bébé. Ils sont essentiellement issus du vagin de la mère, mais aussi de sa peau ou de celle des sages-femmes. C’est le début d’une cohabitation qui ne prendra fin qu’à la mort de l’individu.

Durant les premières années de vie, la biodiversité de cette communauté microbienne, appelée microbiote, s’enrichit. Dès l’âge de trois ans, l’enfant dispose d’un microbiote mature, avec un niveau de diversité identique à celui des adultes, qui restera relativement stable tout au long de la vie. De 100 % de cellules humaines in utero, notre corps passe à plus de 50 % de cellules étrangères ! Ce microbiote, qui vit en symbiose avec nous, nous est personnel. Certains micro-organismes peuvent se retrouver en plus ou moins grande quantité selon les individus, voire être totalement absents. Divers facteurs influencent, par exemple, la composition de la flore intestinale : usage de médicaments, habitudes alimentaires, consommation d’alcool, durée de sommeil, vitesse du transit intestinal...

Néanmoins, d’après deux études publiées dans la revue Science en avril 2016 et conduites auprès de 4 000 personnes, ces facteurs n’expliquent que 20 % des différences de microbiote entre individus. D’autres travaux doivent encore être menés pour mieux comprendre ce qui détermine notre flore intestinale. 


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