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Pomme de terre, la reine des Andes

Un dossier de Science actualités

Le dossier

Attention culture sensible...

Le réchauffement climatique accentue les menaces de toutes sortes qui fragilisent les cultures de pomme de terre.

Si la pomme de terre a su s’adapter à des terroirs variés, elle doit faire face à diverses agressions. Insectes (doryphore, mouche mineuse…) et maladies (provoquées par des moisissures, bactéries, virus…) peuvent affecter brutalement les récoltes. Son plus redoutable ennemi est le mildiou. En France, cette maladie a provoqué une chute de rendement en 2016 (environ 10 %, selon l’Union nationale des producteurs de pommes de terre), du fait notamment des fortes pluies : causé par une moisissure, le mildiou se développe plus facilement avec la chaleur et l’humidité. Dans le monde, les pertes totales dues au mildiou (pertes de cultures et coût des fongicides) sont estimées à 2 milliards d’euros par an. Autre menace sur les cultures de pommes de terre : le réchauffement climatique. Il détruit déjà entre 10 et 20 % de la production annuelle en Amérique du Sud, selon l’Association latino américaine de la pomme de terre (Alap). Les hausses de température réduisent la production d’amidon et donc la croissance des tubercules. Les sécheresses et la disparition de glaciers posent des problèmes d’approvisionnement en eau. Les maladies et les insectes migrent peu à peu en altitude, là où les pommes de terre étaient jusque-là protégées. Dans le Parc de la patate, les agriculteurs ont dû monter de 250 mètres en 30 ans et doivent désormais cultiver à plus de 4000 mètres. Outre le fait qu’à cette altitude le travail physique est épuisant, les sommets des Andes ne sont plus très loin et bientôt ils ne pourront pas monter plus haut.


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