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Pomme de terre, la reine des Andes

Un dossier de Science actualités

Le dossier

Au pays des quechuas, le Parc de la patate

Préserver l’immense biodiversité andine mais aussi le patrimoine culturel des communautés quechuas, tel est l’objectif du Parc de la patate.

Sur l’Altiplano péruvien, la pomme de terre est reine. C’est là, dans la région de Cuzco, au coeur de l’ancien empire Inca que cinq communautés quechuas regroupées au sein de l’association Andes ont créé en 1997 le Parque de la papa, le Parc de la patate. Objectif : préserver la biodiversité de ce tubercule. Les Andes sont en effet le berceau de la pomme de terre. Des milliers de variétés sont nées dans la région. Des agriculteurs ont commencé à les domestiquer dès 8000 av. J-C, dans les environs du lac Titicaca, à la frontière du Pérou et de la Bolivie, avant d’être « découvertes » par les conquistadors espagnols au XVIe siècle. Aujourd’hui, dans le Parc de la patate, des agriculteurs andins travaillent avec des scientifiques du Centre international de la pomme de terre, basé à Lima, pour conserver in situ plus d’un millier de variétés natives, et améliorer leurs rendements (dans le respect du Sumaq Kausav, un principe quechua d’équilibre entre les besoins de l’Homme et de la nature). Ils ont aussi développé ensemble un tourisme écologique, l’autre objectif du Parc étant en effet d’assurer l’avenir des familles quechuas et de protéger leurs cultures ancestrales. Les 6000 paysans des communautés Saccada, Chawaytire, Pampallaqta, Paru Paru et Amaru cultivent la pomme de terre dans de rudes conditions, souvent à plus de 4000 mètres d’altitude, et doivent désormais s’adapter au changement climatique.


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