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La vaccination en débat

Un dossier de Science actualités

Le dossier

Quelle balance bénéfice-risque ?

Les vaccins doivent démontrer un rapport bénéfice-risque favorable pour obtenir une autorisation de mise sur le marché.

Pour estimer la balance bénéfice-risque d’un vaccin, il faut comparer le nombre de décès et complications évités versus le nombre d’effets indésirables sévères induits, deux paramètres particulièrement complexes à mesurer. Pour le premier, on peut se servir des comparaisons entre populations vaccinées et non vaccinées, ou des suivis épidémiologiques suite à des modifications de couverture vaccinale. Pour les effets indésirables graves (douleurs musculaires et articulaires, troubles cognitifs, maladies autoimmunes…), on s’appuie sur les données de pharmacovigilance, notamment sur les suivis de cohortes. Toutefois, ces données portent rarement sur une longue durée et sont encore trop parcellaires pour les nouveaux vaccins.

En outre, il est difficile de percevoir un bénéfice pour les maladies qui ont quasiment disparu comme la poliomyélite ou la diphtérie. Pourtant, à l’échelle d’une population, il reste nécessaire de maintenir un taux vaccinal élevé pour ces deux maladies afin d’éviter des flambées épidémiques liées aux déplacements de populations. Pour les maladies très contagieuses encore présentes en France et dont les complications peuvent être graves (infection à Haemophilus influenza B, rougeole, coqueluche, méningite), la balance est clairement positive.

À titre individuel, mais aussi au niveau collectif, car plus le nombre d’individus vaccinés est élevé, moins il est probable que des nourrissons non encore vaccinés ou des personnes immunodéprimées qui ne peuvent l’être entrent en contact avec un individu infecté.


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