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En bref

Il aura fallu 20 ans d’évaluation et de consultations publiques pour que l’agence fédérale américaine des médicaments et de l’alimentation (FDA) autorise, le 19 novembre 2015, la consommation d’un saumon génétiquement modifié. C’est la première fois qu’un animal transgénique arrive dans les assiettes des consommateurs.

Celui-ci possède des caractéristiques bien particulières. De prime abord, il a l’aspect d’un banal saumon de l’Atlantique, à ceci près qu’on lui a injecté un gène du saumon chinook du Pacifique pour qu’il grossisse deux fois plus vite. Résultat : il peut atteindre sa taille adulte au bout de 16 à 18 mois contre 30 mois pour le saumon de l’Atlantique. Un gain de temps considérable pour la production de poisson d’élevage, d’autant qu’il sera logiquement moins nourri. D’ailleurs, les autorités sanitaires affirment qu’il possède les mêmes qualités nutritives sans différences biologiques notables par rapport aux saumons d’élevage traditionnels.

Le saumon « AquAdvantage » sera élevé dans des bassins d’éclosion strictement fermés, à terre, et dans deux bassins seulement : au Canada et au Panama. De surcroît, ils seront exclusivement femelles et en théorie stériles. Mais la crainte est toujours vive parmi ses détracteurs qui le nomment Frankenfish. Les associations de défense des consommateurs estiment qu’il n’est pas sans risque pour la santé humaine et l’équilibre de l’environnement, s’il arrivait à s’infiltrer malgré les précautions prises, dans la nature....

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Un régime faible en graisses n’apporte aucun bénéfice à long terme comparé à un régime pauvre en glucides ou à une simple diète méditerranéenne. C’est le résultat d’une vaste méta-analyse portant sur 68 000 adultes, menée par l’école médicale de Harvard, à Boston, aux États-Unis. Une consommation réduite de lipides ne permet de réduire son poids que comparée à… pas de régime du tout, souligne l’auteur principal de l’étude, le Dr Deirdre Tobias. Pour lutter contre l’épidémie d’obésité, il faudra étudier plus finement la répartition souhaitable entre nutriments (glucides, protides, lipides) et mieux comprendre les paramètres pour lesquels certains individus suivent une diète équilibrée à long terme, alors que d’autres l'abandonnent. 

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Certains oiseaux et mammifères aquatiques ont développé la faculté de dormir d’un seul œil. Cette technique permet à un hémisphère cérébral d’entrer en sommeil et de se reposer pendant que l’autre reste vigilant. Le phénomène est bien connu chez les oiseaux et les cétacés, mais avait été peu étudié chez les reptiles et encore moins chez les crocodiles. Pour en savoir plus, des biologistes australiens ont observé pendant leur sommeil trois crocodiles marins. La conclusion de leurs observations ressemble à celle déjà tirée pour les oiseaux : lorsque le crocodile ne dort que d’un œil, c’est surtout du gauche. L’œil droit de l’animal, qui active l’hémisphère gauche de son cerveau – le plus sensible aux changements de l’environnement – reste vigilant. En conclusion, quitte à ne dormir que d’un œil, autant que ce soit du gauche.

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Rendues publiques par la Nasa, ces images en haute définition de Jupiter ont été réalisées le 19 janvier 2015 par le télescope spatial Hubble qui est resté pointé sur la planète géante durant dix heures, le temps d’une rotation complète. On y retrouve notamment la fameuse tache rouge, un anticyclone repéré par les astronomes depuis plus de trois siècles. Les dernières observations montrent qu’elle a tendance à rétrécir avec le temps. Longue de 40 000 kilomètres à la fin du XIXe siècle, elle est moitié moins longue aujourd’hui et sa forme tend à devenir de plus en plus circulaire. Fait nouveau : elle a tendance à s’éclaircir et à devenir orange en raison d’un filament de couleur claire qui se répand à sa surface, sous l’effet de vents soufflants à plus de 150 mètres par seconde. Ces nouvelles images de la plus grosse planète de notre Système solaire seront bientôt suivies par d’autres images de Neptune, Uranus et Saturne. La Nasa a en effet entamé un programme annuel d’observation de...

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Ces dents de 80 000 ans permettent d’imaginer qu’Homo sapiens se serait installé en Asie bien avant de conquérir l’Europe.

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Le temps semble venu pour l'Égypte de lancer de nouvelles coopérations internationales et d'ambitieux projets archéologiques. Une mission baptisée ScanPyramids a débuté en octobre à l'initiative du ministère des Antiquités égyptiennes à Gizeh. Portée par la faculté des ingénieurs du Caire et l’Institut français HIP (Héritage, Innovation, Préservation), elle est annoncée comme une des plus ambitieuses missions d’exploration des pyramides jamais entreprise et permettra peut-être de résoudre certaines énigmes, comme celle de la structure interne des pyramides. Son objet : utiliser des techniques innovantes « non invasives et non destructrices ». Ce projet associe des chercheurs égyptiens, japonais, canadiens et français. 

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Pas facile pour les scientifiques de redéfinir le kilogramme, la dernière unité du système international basée sur un étalon matériel.

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Une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’usage du numérique : le nombre de requêtes sur Google réalisées depuis un smartphone ou une tablette dépasse désormais celles faites sur un ordinateur. Cette annonce, le 8 octobre 2015, par Amit Singhal, le vice-président chargé de la recherche du groupe américain, corrobore une tendance forte. L’institut Médiamétrie signale ainsi, dans une étude parue le 12 octobre, qu’en septembre plus de quatre visites de sites sur dix (43,7 %) ont été faites via un téléphone mobile et 9 % via une tablette. Cela porte à moins d’une sur deux la fréquence de visites effectuées depuis un ordinateur. Aux États-Unis, le temps moyen passé sur les smartphones et les tablettes a presque doublé en deux ans. 

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Une nouvelle carte de la répartition des antineutrinos nous aide à connaître un peu mieux notre planète.

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L’hélicoptère est un engin remarquable, capable d’intervenir rapidement, extrêmement manœuvrable en l’air, et qui peut se poser sur un terrain minuscule. Mais il doit se poser sur un terrain plat, sinon son rotor risque de frapper le sol. Pour pallier à ce grave inconvénient, la DARPA, agence américaine de projets avancés pour la défense, tente depuis plusieurs années de mettre au point un train d’atterrissage à hauteur variable. Un test vient d’être effectué avec un hélicoptère piloté à distance, équipé d’un train d’atterrissage à quatre pattes.

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Les quatre pattes articulées sont repliées contre le fuselage lors du vol. Elles sont équipées de capteurs de pression. Lors de l'atterrissage, les pattes sont déployées et les données des capteurs permettent de déterminer en temps réel l'angle approprié afin de poser l’appareil sur un terrain pentu sans risque de toucher le sol avec le rotor.  Ce système permettrait d’utiliser les hélicoptères même lorsqu’il n’y a pas de sol suffisamment...

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