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L’analyse des fossiles révèle que l’extinction
des espèces relève du hasard, et donc que la durée
de vie d’une espèce est imprévisible quelle
que soit l’importance de ses changements évolutifs
! Toutefois, à certaines époques, les extinctions
simultanées, ou très rapprochées dans le temps,
deviennent très nombreuses, trop nombreuses pour pouvoir êtres
interprétés comme le résultat de phénomènes
aléatoires. Ce sont les extinctions en masse ou grandes
catastrophes. Celles-ci ont des causes variées, de l’anoxie
des océans aux grands refroidissements de la planète,
en passant par les grandes régressions marines, les phénomènes
volcaniques et même, dans un cas, d’un impact causé par
une météorite géante.
Le vide écologique engendré par ces extinctions en masse va
induire une reconquête explosive des niches écologiques laissées
vacantes par les formes disparues. Une chance est ainsi offerte à d’autres
groupes, d’occuper ces niches et de se diversifier. Quelle est alors
la part d’opportunité, due au hasard, dans cette conquête ?
Ou ne doit-on voir que le résultat d’une compétition écologique
intense ?
jeudi 6 février, 18h30 - Auditorium
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