| Place de la Géothermie parmi
les sources d’énergie renouvelables
La géothermie est l’énergie thermique interne de la
terre transférée dans ses niveaux supérieurs par
conduction ou convection et ainsi rendue accessible à l’homme.
Cette énergie de flux est renouvelable et permet des usages directs
(par exemple chauffage par échange de chaleur) ou indirects (par
exemple production d’électricité par conversion thermo-électrique)
avec des dispositifs pouvant fonctionner en continu.
La géothermie est surtout développée dans les pays
où la géologie favorise les anomalies du gradient thermique
terrestre (le gradient géothermique). Dans les zones où
ce gradient est très élevé, la production d’électricité
à grande échelle est possible avec des technologies éprouvées
(puits forés et turbines à vapeur).
Dans les zones où le gradient géothermique est plus modeste,
la production de chaleur se fait à partir de nappes souterraines
(aquifères) chaudes.
En France, du fait de la structuration géologique en socles anciens
et bassins sédimentaires, la géothermie a surtout été
développée pour le chauffage de l’habitat collectif
par réseaux de chaleur, notamment en Ile-de-France.
Pour le moment, l’unique unité française de production
d’électricité par géothermie se trouve en Guadeloupe,
DOM insulaire situé dans une zone géologiquement active.
Les développements de la géothermie en France sont liés,
Pour la production d’électricité :
- à l’exploration systématique et la mise en œuvre
des ressources
géothermales classiques (fluides à haute température)
dans les DOM
insulaires ;
- au succès du projet de géothermie profonde de Soultz-sous-Forêts
en Alsace et de sa généralisation à d’autres
situations géographiques
et géologiques ;
- au développement industriel des cycles thermodynamiques innovants
qui permettent la production d’électricité
à partir de fluides géothermaux
peu énergétiques.
Pour la production de chaleur :
- au recours systématique à la géothermie dans la
conception de
systèmes énergétiques hybrides mettant à
profit les capacités
des aquifères à produire et à stocker de l’énergie
;
- au développement de nouveaux types de réseaux de chaleur
sur lesquels
ces systèmes hybrides s’implanteraient ;
- à la promotion efficace des sondes géothermiques, des
pompes
à chaleur et des géostructures énergétiques
pour l’habitat individuel,
l’habitat groupé et le petit habitat collectif.
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