| La maîtrise de la demande et
la contribution des énergies
La situation actuelle du système énergétique français
résulte d’une évolution historique de plusieurs siècles,
commandée par la crainte d’une insuffisance de ressources
face à une demande rapidement croissante.
Ce système est confronté à des limites objectives
(pollutions, effet de serre) et à une contestation sociale croissante.
Pour le faire évoluer, il est indispensable de proposer des objectifs
et une politique de l’énergie fondés sur une logique
compréhensible par tous et cohérente avec les principes
de développement durable :
Seule l’énergie «utile» présente de l’intérêt
;
La maîtrise de l’énergie permet de réduire l’énergie
utile à confort égal.
1) L’énergie dite «finale», mise à la
disposition de l’utilisateur (charbon, gaz, électricité,
bois, chaleur, …) possède des caractéristiques très
diverses suivant sa nature et son origine.
La transformation d’énergie primaire en énergie «finale»
engendre actuellement en France un immense gaspillage ; 37 % de l’énergie
primaire sont perdus essentiellement sous forme de chaleur dans la production
et le transport de l’énergie.
Les Energies Renouvelables sont locales, proches de la majeure partie
des utilisations ; leur développement permet de réduire
les pertes à la production et à la distribution d’énergie
de façon significative.
2) Les énergies renouvelables sont les mieux adaptées aux
principaux usages de l’énergie que sont :
- la préparation de chaleur à basse température (<55°C)
pour le chauffage
et l’eau chaude sanitaire ;
- la production d’électricité «quotidienne»
dédiée aux usages courants
répartis sur le territoire demande des puissances unitaires
faibles ;
cela correspond bien aux productions électriques locales
à partir d’EnR.
3) Pour les transports, beaucoup de R et D sont encore nécessaires
pour réduire la dépendance par rapport au pétrole.
4) Pour les activités de production grosses consommatrices d’énergie,
l’examen cas par cas de chaque process permet des choix qui, souvent,
sont favorables aux EnR.
Conclusion
Une nouvelle politique soucieuse de développement durable suppose
:
1) Des changements culturels :
- le consommateur d’énergie n’est pas passif, il est
lui-même acteur
de l’énergie
- le distributeur d’énergie doit s’intéresser
aux usages de son énergie
pour adapter ses sources aux utilisations
- le service public des énergies à un niveau territorial
doit être assuré
sous l’autorité de la Collectivité Territoriale
par la coordination de
l’ensemble des producteurs et distributeurs d’énergies.
2) Une primauté de l’usage sur l’offre :
- le choix d’une énergie pour un usage donné doit
répondre essentiellement
à des critères d’efficacité énergétique
et d’économie d’énergie primaire
fossile ou nucléaire
- tous les grands acteurs doivent être intéressés
à ce type de choix afin
d’y participer pleinement.
Toutes les notions exposées ici sont compréhensibles par
tous les citoyens.
Nul doute qu’elles s’imposeront démocratiquement
|