 |
|
 |
L’homme au travail
Le 20 mars 2003
Avec
Simon-Daniel Kipman, psychiatre,
Damien Cru, chargé de
mission ARACT (Association régionale pour l’amélioration
des conditions de travail)
Joseph Torrente, psychiatre,
responsable du Laboratoire de psychopathologie du travail, Institut P.Sivadon.
« Travailler, ce n’est pas seulement produire
et fabriquer, ce n’est pas seulement transformer le Monde, c’est
aussi se transformer soi-même…, se produire soi-même. » (Christophe
Dejours)
|
|
|
| |
|
|
|
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
Il y a une plainte réelle qui dit : « je n’en
peux plus, c’est mon travail ». Que fait-on de
cette parole-là … Il est vrai que j’ai remarqué une
certaine démesure. D’un côté, il
y a un énorme dénigrement du travail, on fait
des tableaux apocalyptiques, de sorte que l’on a l’impression
que la situation est complètement bloquée. On
est dans des sortes de voies toutes tracées pour rentrer
dans la maladie mentale. De l’autre côté,
c’est une sorte de pathos démagogique, où l’on
dit : le travail c’est la créativité, c’est
là où je me sens bien, une aire de liberté de
penser, etc. Ce qui est certain c’est que le travail
mobilise des souffrances spécifiques et mobilise le
sujet dans son intimité… |
|
|
| |
|
 |
|
|
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
Ce qui nous intéresse dans cette petite structure
c’est d’innover en matière d’amélioration
de conditions de travail. Ce que nous disons, c’est que
si qu’aujourd’hui dans le monde du travail, dans
les entreprises, les problèmes interpersonnels prennent
cette importance et s’expriment de cette façon-là,
c’est qu’il y a une fragilisation probable du côté des
rapports professionnels. Le professionnalisme, le métier,
le travail, la technique, le travail ne sont plus en discussion. |
|
|
| |
|
 |


|
|
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
Mode ou réalité, je ne sais pas. Les linguistes
nous ont montré que le langage pour parler du travail
est extrêmement pauvre. Longtemps, les mots ont manqué pour
dire le malaise. Dans les années 40, on disait «fatigue»,
puis est apparu le terme «stress», aujourd’hui «harcèlement
moral». Peu importe …Ce qui important c’est
qu’à partir du «mot» on peut ouvrir
une discussion, entendre une demande, exprimer quelque chose
de cette souffrance. |
|
|
| |
|
 |
 |
|

Site
Réseau
national pour l’amélioration des conditions
de travail
Quand
le travail
c’est la santé
(Cité des métiers/CSI)
Version
texte intégral
|