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Santé mentale de l’enfance
et
de la petite enfance
Le 17 avril 2003
Avec
Marie-Noëlle Metz-Lutz, neurobiologiste, neuropsychologue,
CHU de Strasbourg,
Catherine Isserlis, pédopsychiatre,
responsable du secteur infanto-juvénile de Versailles,
Catherine Epelbaum, professeur
de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’université Paris
XI, chef de service à la Fondation Vallée.
Peut-on connaître des troubles du comportement dès
l’âge réputé de l’insouciance ? Si la
majorité des bébés et des petits enfants se portent
bien, certains peuvent être en souffrance dès les premiers
pas dans la vie. Le développement du cerveau peut-il être
cause de troubles à venir ? Quelles sont les conditions psycho-affectives
nécessaires pour que l’enfant soit accueilli et grandisse
en bonne santé mentale ?
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Naître a priori ce n’est pas un traumatisme.
C’est une étape de la vie. Mais c’est un
bouleversement pour la mère et pour l’enfant.
Cela peut devenir un traumatisme si les conditions dans lesquelles
se déroulent la naissance et la façon dont cela
fait résonance avec l’histoire familiale sont
mauvaises. |
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Vous voyez là Sa majesté le bébé.
Il est le Dieu sur Terre. Évidemment pour grandir il
faut passer de cet état-là, à « je
ne suis pas tout puissant bon d’accord, j’accepte
d’être une divinité mineure ».
C’est-à-dire
que je dois accéder au principe de réalité et
ne pas rester dans le principe unique du plaisir. Les parents
accompagnent les différentes étapes de cette évolution.
C’est eux qui estiment « le juste moment » pour
passer à l’étape suivante. Mais il faut
qu’ils acceptent que rien n’est parfait, que les « loupés »,
c’est la vie … |
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Je crois qu’il ne faut pas tout psychiatriser. Il
faut aider les parents à trouver leur solution avec
un peu de bon sens. Par contre, si les troubles persistent,
je pense qu’il ne faut pas hésiter à proposer
aux parents de rencontrer, un pédopsychiatre, un psychologue,
un psychanalyste.
Je crois qu’effectivement ce qui est très important
c’est le rôle de base des PMI (qui sont des protections
maternelles infantiles), des pédiatres, des médecins
généralistes, qui devraient être là pour
d’abord effectuer une « guidance ». |
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L’entrée à l’école c’est
un sacré moment. À l’heure actuelle avec
la mise à l’école à deux ans pour
beaucoup d’enfants, dans certaines banlieues, c’est à la
fois bien pour certains enfants parce que l’on se dit,
ils vont être stimulés, etc, mais à la
fois c’est très difficile parce qu’un enfant
de deux ans a encore besoin de quelque chose de très
proche et de « coucounant ». |
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Il faut faire la différence entre la tape qui échappe
et des châtiments donnés en réaction, comme
type de comportements donnés en réponse aux comportements
des enfants et qui lui font peser toute faiblesse face à l’adulte. |
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Il faut faire une petite mise au point sur les différents
médicaments. Autant un médicament peut être
utile dans des indications précises, autant il est dangereux
d’avoir un message du type : à tous les troubles
correspond un médicament qui va tout résoudre. |
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Version
texte intégral
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