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Roland Lehoucq
Astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique
(CEA) de Saclay.
Pourquoi les étoiles brillent-elles ? De quel feu brillent-elles
? Quel message nous envoie leur lumière ? Lorsque Hernan Cortès
demanda aux Aztèques d’où venait le fer de leurs
poignards, ils lui montrèrent le ciel. Ils avaient raison : c’est
bien dans les étoiles que se fabrique le fer, comme tous les autres
atomes dont sont faites les choses. Cette série de cours va nous
plonger dans le creuset de l’alchimie stellaire. Comment expliquer
la variété et la répartition des atomes ? Quand
et comment ont-ils été formés ? Le secret des secrets
n’est plus la fabrication de l’or mais l’émergence
de toute la matière, dans les débris des étoiles
explosées. ( …)
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Les
forges stellaires : la synthèse nucléaire dans les étoiles |
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Vidéo
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débit*) Audio
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Une étoile est un réacteur
nucléaire confiné et régulé par sa
propre gravitation. L’énergie dégagée
par les réactions thermonucléaires qui se déroulent
en son sein lui permet de briller durablement. Ces réactions
assemblent des noyaux légers, comme l’hydrogène,
pour former des noyaux plus lourds, comme l’hélium.
Quand le combustible nucléaire vient à manquer, d’autres
réactions prennent le relais, qui brûlent les cendres
des précédentes : l’hélium devient alors
carbone. Le nombre de cycles nucléaires et la répartition
des noyaux formés dépendent essentiellement de la
masse de l’étoile. Les plus légères,
comme notre Soleil s’arrêteront à la formation
du carbone. Les plus massives pourront atteindre la formation du
fer avant que leur cœur n’implose. Pour nos yeux, ce
phénomène prend la forme d’une supernova, titanesque
explosion au cours de laquelle les noyaux formés tout au
long de la vie de l’étoile vont ensemencer le milieu
interstellaire. Les noyaux rencontrés sur Terre sont quasiment
tous issus de la nucléosynthèse stellaire ce qui
a fait dire, à juste titre, que nous sommes tous constitués
de poussières d’étoiles.
jeudi 29 janvier 2004, 18h30 - Auditorium |
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Le
chaudron cosmique : les trois premières minutes de l’univers |
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L’univers est en expansion. Dans le passé, il était
donc plus dense et plus chaud que nous l’observons aujourd’hui.
La découverte du rayonnement diffus cosmologique apporta
la preuve que la température de l’univers avait été,
dans un passé très reculé, supérieure à 3
000 kelvins : la matière était totalement ionisée.
Il y eut aussi une époque durant laquelle la température
de l’univers dépassa 10 milliards de kelvins. Dans
de telles conditions, les noyaux des atomes ne peuvent survivre
: l’univers est rempli d’une « soupe » de
protons, de neutrons, d’électrons et de photons en
interactions. L’expansion, en refroidissant l’univers,
permit que des réactions nucléaires se déroulent
pendant un bref laps de temps, formant ainsi quelques noyaux stables.
Ensuite, la mixture se figea dans un état dont la composition
dépend, pour l’essentiel, du contenu matériel
de l’univers. L’analyse détaillée de
la proportion des noyaux les plus légers (comme le lithium,
le béryllium et le bore) permet de remonter aux conditions
qui prévalaient à cette époque. Cette étude
a par exemple permis de calculer le nombre de famille de neutrinos
et d’estimer la masse la matière ordinaire contenue
dans l’univers.
jeudi 5 février 2004, 18h30 - Auditorium
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Introdution
texte intégral
Livres
Bibliographie
proposée par
Roland Lehoucq
Sites
Le
Soleil : nucléosynthèse stellaire (Dossier)
La
composition
de la matière
de l’Univers
La
matière noire (CNRS /IN2P3)
La
matière noire dans le monde (IPNL)
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