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Construction de
la sexualité |
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Marc Fellous La génétique du déterminisme
du sexe Pour bien comprendre l'ensemble de cette grande fonction biologique, nous articulerons notre conférence en fonction des étapes essentielles du déterminisme. Nous commencerons par une définition du sexe selon que l'on se place au niveau génétique, gonadique ou phénotype, par un petit rappel sur l'évolution du chromosome Y et la mise en place de la gonade, puis sur le déterminisme primaire et, enfin, sur le déterminisme secondaire. Les concepts modernes de détermination
sexuelle ont été établis par le professeur Alfred Le déterminisme mâle se déroule dans une cascade génétique qui commence à être de mieux en mieux connue, grâce aux différents types de réversions sexuelles observées chez l’homme et certains animaux modèles comme la souris ou la chèvre. La connaissance des gènes impliqués dans le déterminisme a tout d'abord été liée à celle du chromosome Y, puis à l'identification du gène-clé de la cascade : SRY, et cela grâce a l’étude des “ Hommes 46, XX ou des Femmes 46, XY ”. Au niveau des connaissances actuelles, on sait qu'après la mise en place de la gonade indifférenciée, celle-ci va se diriger vers un testicule ou un ovaire suivant la présence ou non du gène SRY. Cependant si le gène SRY a un rôle central, tous les gènes constituant la cascade du déterminisme masculin à savoir par exemple SOX9, DAX1 et AMH pour le déterminisme primaire, puis les différentes enzymes et récepteurs de la voie de la testostérone pour le déterminisme secondaire vont être nécessaires pour influencer le phénotype sexuel final. Cependant si le déterminisme masculin a été partiellement décrypté, de grandes zones d'ombre demeurent encore à l'heure actuelle, et surtout la génétique du déterminisme féminin reste encore une énigme. En effet, il semble de plus en plus vraisemblable que de tels gènes existent et que ce n'est probablement pas le seul fait de l'absence de SRY qui donne un fœtus de sexe féminin. Néanmoins, nous n'arrivons pas encore à pouvoir expliquer toutes les pathologies de réversion que l'on rencontre. Différents gènes sont encore à découvrir. Comme on le voit, le chemin a donc bien avancé. Enfin, l'identification de ces cascades
permettra de faire un diagnostic précis des ambiguïtés
sexuelles et, donc, de faire le choix du sexe d'élevage dans
ces cas. » |
Livres
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Alain Braconnier Construction de la sexualité La transformation du corps, qui correspond à la puberté, s’étend sur une période de dix-huit mois à deux ans environ. Cette transformation du corps est sous la dépendance d’un certain nombre d’hormones. La puberté débute en moyenne vers 11 ans chez la fille, verts 12 ans -13 ans chez le garçon. Le lien entre la psyché et
le corps sexué Le développement de l’identité sexuée repose d’abord sur la reconnaissance, puis l’acceptation de la nouvelle image du corps qui implique elle-même un contenu et des limites. La transformation pubertaire modifie ce contenu et ces limites, d’où l’importante période de flottement. Aussi, l’adolescent a besoin de surveiller son corps, de le contrôler : c’est pourquoi il s’enferme régulièrement dans la salle de bains, pendant de longues heures parfois, pour s’examiner de face, de profil, voire de dos grâce au jeu des miroirs, véritable « travail » de reconnaissance de l’image de soi. L’image du corps est ce que l’adolescent investira comme résultat du sentiment que son corps est un objet unique qui lui appartient. Mais celle-ci n’existe pas seulement pour soi-même, elle existe aussi pour autrui. Elle renvoie à la société et aux échanges mutuels entre son image et celle des autres. Elle se structure aussi à travers le regard que les autres portent sur ce corps et le jugement qui l’accompagne. De ce point de vue, l’adolescent est profondément dépendant de son environnement, qu’il s’agisse des proches adultes, parents et autres, mais aussi de ses pairs À l’adolescence, la transformation du corps impose le choix entre le masculin et le féminin. De façon encore paradoxale, l'accession à l’identité sexuée débute souvent par une perte, celle de la bisexualité potentielle et de l’indétermination de l’enfance. En effet, le jeune enfant peut maintenir une certaine ambiguïté tant que le corps reste impubère. Le petit garçon, tout en sachant qu’il est un petit garçon, peut s’amuser à des jeux de fillettes sans que cela mette trop en péril son sentiment d’identité. De même, la petite fille peut jouer au garçon sans que cela soit une menace pour son sentiment de féminité. Il n’en va pas de même à l’adolescence où l’individu ne peut plus jouer de ses ambiguïtés. Chez beaucoup d’adolescents, ce choix sexué imposé par le corps se traduira par une lutte intense entre les tendances actives et les tendances passives de la personnalité. Il est de tradition d’attribuer les tendances actives au pôle de la masculinité, les passives à celui de la féminité. Cette intégration du couple activité-passivité jouera un rôle essentiel dans les relations que l’adolescent établira avec son partenaire amoureux. De nombreuses difficultés dans la vie amoureuse et sexuelle des adolescents traduisent les tensions dues à l’intégration de ce couple activité-passivité et à l’acceptation des chacune de ces composantes. » |
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