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Alain Testart
Anthropologue, directeur de recherche au CNRS, membre du laboratoire d’anthropologie
sociale, ancien ingénieur diplômé de l’Ecole des Mines.
La division sexuelle du travail (ou La
femme et la chasse)
« Dans presque toutes les sociétés
connues, les femmes ont été très généralement
exclues de la chasse. Chez les chasseurs-cueilleurs (Aborigènes
australiens, Bushmen du Kalahari, Eskimos, etc.), elles s’occupent
essentiellement de la cueillette des végétaux. On a voulu
expliquer cette répartition des tâches par l’incapacité des
femmes à chasser, gênées qu’elles sont par
leurs grossesses et les soins à donner aux enfants. Si toutefois
on étudie de plus près les interdits qui empêchent
les femmes de chasser, on s’aperçoit que la présence
du sang (sang menstruel, sang du gibier) est au centre de ces interdits.
Ils visent à éviter le contact entre des sangs d’origine
différente. Apparaît alors toute une construction symbolique
organisée autour du sang, qui régit la répartition
des activités économiques entre les hommes et les femmes.
En effet, loin d’être limitée à la chasse
et à la cueillette, la division entre les sexes concerne l’ensemble
du domaine économique et technique, chacun ayant ses propres
outils et ses propres gestes techniques. »
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Livres
Bibliographie
d'A Testart
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Bertrand Deputte
Docteur ès Sciences, directeur de recherches au CNRS, professeur d'éthologie à l'Ecole
nationale vétérinaire d'Alfort.
Sexe et Comportement chez les primates
« De nombreuses différences comportementales
ont été rapportées entre les mâles et les
femelles de diverses espèces de primates (entendre primates non
humains). Mais observer ces différences ne permettent de faire
aucune prédiction sur l'origine de ces différences. Sont-elles
d'origine génétique, déterminée plus ou moins
directement par la possession ou non de 2 chromosomes X, ou d'origine
culturelle ? La réponse à cette question appartient au
seul domaine expérimental. Cette constatation implique qu’une
telle réponse ne peut être obtenue que sur un petit nombre
d'espèces, notamment chez les primates. De telles études
ont été menées chez des macaques rhésus.
Elles ont consisté, notamment, à explorer, au cours du
développement post natal, les effets, sur le comportement, d'une
modification de l'environnement hormonal prénatal de femelles.
Les différences qui peuvent être alors attribuées
au fait d'être mâle ou femelle appartiennent aux registres
de la sexualité et de certains aspects du jeu. Ces études
ont permis de formuler des hypothèses sur l'importance de ces
différences dans la structuration du comportement au cours de
l'ontogenèse.
La question de l'origine biologique des différences comportementales
entre les mâles et les femelles est donc loin d'être élucidée.
On doit néanmoins garder présent à l'esprit l'avertissement
donné au début de ce résumé. » |
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