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Jean-Marc Levy-Leblond, physicien et
épistémologue, professeur émérite à l’université
de Nice
La relativité einsteinienne a considérablement modifié nos
représentations de la temporalité et de la spatialité. Mais
ces mutations sont-elles sans précédent ? Bien avant Einstein, Galilée
et Newton, n’avaient-ils pas déjà instauré une théorisation
scientifique du temps qui rompait avec les conceptions communes ? Avec un recul
d’un siècle désormais, il apparaît que la relativité
einsteinienne, une fois dissipés nombre des confusions conceptuelles dont
elle a été victime (à commencer par sa dénomination)
et des pseudo-paradoxes qui l’accompagnent (“dilatation des temps”,
etc.), doit être considérée comme une réforme (certes
profonde) qui stabilise l’édifice théorique de la physique,
plutôt que comme une révolution qui l’ébranlerait.
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