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Mehrnaz Katouzian-Safadi, chargée de recherche au CNRS, Centre d'histoire des sciences et
des philosophies arabes et médiévales
La pharmacie médiévale écrite en langue arabe
La pharmacie médiévale écrite en langue arabe est le fruit de la rencontre des civilisations grecque, persane, indienne
et autres civilisations du Proche-Orient, de l'Afrique et de l'Andalousie. À partir du VIIIème siècle, les principales
sources sanskrites de la médecine indienne circulaient en version persane ou arabe ; les œuvres majeures de Galien sont traduites
en Arabe dès le IXème siècle par Hunayn Ibn Ishaq (m.877) et ses collaborateurs. Le traité de matière médicale
(800 drogues) de Dioscoride (Ier siècle), traduit du Grec en Syriaque et en Arabe a été largement enrichi par les savants
arabes comme Ibn Gulgul (m. après 994) et Ibn al Baytar (m.1248) pour atteindre 1400 drogues. Les progrès en alchimie ont permis
de développer de nouveaux produits à bases de plomb ou d'arsénique, et d'améliorer les techniques. Les parfums
intervenant dans le traitement de diverses maladies de la tête (migraine, épilepsie, mélancolie...) ont vu leurs préparations
se perfectionner.(…)
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