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Olivier Lepick, docteur en Histoire
et Politiques Internationales de l'Institut des Hautes Etudes Internationales
de Genève, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche
Stratégique pour les questions de prolifération des armes chimiques
et biologiques
La menace biologique terroriste : mythe ou réalité ?
Le
20 mars 1995 marque l'avènement d'une nouvelle ère
du terrorisme dans la mesure où cette date constitue la première
attaque chimique terroriste d'envergure contre des populations
civiles. Ce jour-là, des petits récipients de plastique
contenant du gaz sarin ont été placés dans cinq
wagons de trois des principales lignes du métro de Tokyo.
Plus
près de nous, au mois de septembre 2001 et dans la foulée
des attentats du 11 septembre, les États-Unis furent la cible
d'une
attaque bio-terroriste à l'aide d'enveloppes contaminées
par des spores de la maladie du charbon.
La boîte de Pandore est
désormais entrouverte et, en matière
de terrorisme à l'aide d'armes parfois improprement
qualifiées de destruction massive, plus rien ne sera jamais comme
avant. De nombreux États, et non des moindres (et pas seulement
les États-Unis), considèrent aujourd'hui le terrorisme
biologique comme l'une des principales menaces à la sécurité internationale
et placent cette problématique au coeur de leurs préoccupations
stratégiques. Le moment paraît donc particulièrement
opportun pour tenter de poser un regard critique sur la réalité de
la menace représentée par le terrorisme biologique tant
du point de vue technique, opérationnel que politique.
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