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Benoît Rittaud,
maître de conférences à l'université Paris-13,
spécialiste en théorie ergodique et théorie des nombres.
De Thésée tâchant de retrouver son chemin dans le légendaire
labyrinthe du roi Minos aux parcs de loisirs à la mode où l'on
joue à se perdre au milieu de murs végétaux, les labyrinthes
peuplent notre imaginaire. Ils ont inspiré de multiples auteurs, comme
Umberto Eco dans Le Nom de la Rose. Au xix è siècle, les
mathématiciens se sont emparés des labyrinthes. À peu près
au même moment, l'une des branches les plus importantes des mathématiques
contemporaines commençait à émerger : la topologie.
Géométrie d’un nouveau genre, la topologie donne à voir
des figures qui se déforment comme des élastiques. Ces déformations
font que nos repères habituels que sont triangles, cercles et autres droites
parallèles ne sont pas les bons pour saisir cette géométrie
si particulière. L'une des multiples récompenses que procure
l'effort d'abstraction que demande la topologie est que l'on
peut découvrir, enfin, comment sortir d’un labyrinthe.
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