09.02.2010 |
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CRIQUETS PÈLERINS : comment arrêter l'invasion ?
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Depuis l’automne 2003, les criquets pèlerins rencontrent au Sahel et en Afrique du Nord, des conditions idéales pour leur reproduction. Les pays des zones concernées luttent contre cette invasion. En vain. |
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La situation actuelle et les prévisions pour mi-novembre 2004
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Les raisons du fléau Vivant la plupart du temps en solitaire sur le pourtour des massifs montagneux du Sahara, le criquet pèlerin ne représente habituellement aucune menace pour les cultures ou les pâturages.
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Dans quelles conditions le criquet pèlerin devient-il une menace ? Annie Monard, FAO
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Mais en octobre 2003, des pluies abondantes, bien réparties dans l’espace et dans le temps, ont permis aux criquets de se reproduire dans des conditions idéales*. « Leur effectif a dès lors augmenté de manière considérable, explique Annie Monard, ce qui a eu pour effet de les faire passer d’une phase solitaire à une phase grégaire ».
À la fin de la période estivale (qui correspond à la période des pluies), les essaims sont passés dans le Maghreb où ils ont rencontré, une fois de plus, des conditions très favorables à leur reproduction. Malgré des traitements effectués sur des superficies considérables – presque 6 millions d’hectares –, les insectes ravageurs sont revenus massivement vers les pays du Sahel à partir de fin juin début juillet 2004, envahissant la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, puis le Niger, le Tchad, le Burkina Faso, quelques essaims atteignant même les îles du Cap Vert.
« Une fois de plus, les insectes ont rencontré dans ces régions des conditions favorables, note Annie Monard, et c’est à leur descendance que nous avons affaire aujourd’hui. »
* Pour mieux comprendre le cycle de reproduction du criquet pèlerin, consultez ce dossier en ligne réalisé par la FAO.
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Annie Monard, que peut-on faire maintenant ?
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100 millions de dollars Dès le début de la crise, la FAO a tenté de mobiliser les bailleurs de fonds afin de financer la lutte contre l’invasion qu’elle jugeait imminente.
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“La lutte anti-acridienne fait des progrès mais doit se poursuivre...“ Jacques Diouf, Directeur général de la FAO
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En février 2004, elle estimait ainsi les besoins à 9 millions de dollars. Mais en août, ce chiffre s’élevait à 100 millions de dollars. Or, à la mi-septembre, la FAO n'avait reçu que 2 millions de dollars !
Suite à un nouvel appel, le montant reçu au 19 octobre 2004 s'élève désormais à près de 47 millions de dollars, auxquels s'ajoutent 6 millions de dollars sur les fonds propres de la FAO. L’organisme attend encore 17 millions de dollars supplémentaires, promis par les bailleurs de fond, et négocie encore 4,6 millions de dollars supplémentaires.
Mais alors que la lutte actuelle n’a pas encore bouclé son financement, il est déjà temps de se mobiliser pour 2005. |
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VOIR AUSSI |
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