09.02.2010 |
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OBÉSITÉ INFANTILE : épidémie confirmée chez les enfants européens
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L'obésité infantile ne concerne pas que les Etats-Unis. Un récent rapport dévoile des chiffres alarmants pour l'Europe. Et la France est loin d'être épargnée par cette épidémie. |
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Face à cette épidémie, les initiatives se multiplient En France, depuis l'été 2004, la prévention de l'obésité fait partie de la loi de santé publique. Cette dernière, qui est entrée en vigueur au 1er septembre 2005, comporte plusieurs mesures phares : interdiction des distributeurs automatiques de boissons sucrées et de confiseries dans les établissements scolaires, réglementation de la publicité sur les produits sucrés, ou encore surtaxe des mélanges alcoolisés et sucrés.
En mars 2005, une proposition de loi supplémentaire a été déposée. Elle demande en outre la création de deux instances, le "Haut comité de lutte contre l'obésité" et "l'Observatoire de l'épidémie d'obésité", ainsi que l'organisation d'une campagne nationale de sensibilisation aux risques d'épidémie d'obésité.
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Arnaud Basdevant, médecin, chef du service de nutrition à l'hôpital Hôtel-Dieu
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Les risques associés à l’obésité et au surpoids Une obésité apparue durant l’enfance entraîne une surmortalité à l’âge adulte estimée entre 50 et 80%. Cet excès de mortalité s’explique essentiellement par une augmentation des facteurs de risque tels que le diabète, l’hypertension artérielle et l’excès de cholestérol. Ainsi, 42,5 % des adultes en surpoids ou obèses présentent au moins l’un de ces facteurs de risque contre 18,6% chez les adultes de poids normal.
Chez l’enfant obèse, des anomalies telles qu’une augmentation de la pression artérielle, du cholestérol ou une hyperinsulinémie peuvent apparaître. Pour ceux présentant une obésité sévère, des pathologies orthopédiques peuvent se déclencher. Enfin, chez l’adolescent, l’obésité peut entraîner des troubles endocriniens (puberté précoce, aménorrhée) ainsi que des cas de diabète de type 2 très précoces.
Une étude publiée le 17 juillet 2005 dans la revue Nature Genetics et menée sur plus de 6000 Européens a permis d'identifier un gène commun à l'obésité et au diabète de type 2 : la présence simultanée de trois mutations dans le gène ENPP1 augmente de 50 à 70% le risque de développer une obésité pendant l'enfance, puis une obésité massive à l'âge adulte et un diabète de type 2.
Si l'hérédité joue un rôle à l'échelon individuel, il n'en demeure pas moins qu'au niveau collectif, la sédentarité et la mauvaise nutrition sont les principales causes de l'obésité infantile. Lise Barnéoud |
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