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IMAGERIE : les premières 24 heures d'un embryon
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Grâce à une nouvelle technique de microscopie, une équipe allemande est parvenue à visualiser, cellule par cellule, le développement d'un embryon de vertébré, le poisson zèbre. En résulte les images saisissantes d'un amas cellulaire qui se modèle et s'organise, selon une symétrie axiale.
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Le développement d'un embryon de vertébré, cellule par cellule
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On les a "greffées" à une quantité incalculable de protéines. On les a déclinées, modifiées, de manière à ce qu'elles brillent dans toute la gamme des couleurs de l'arc-en-ciel. Cette année, leur découverte a même été récompensée par un prix Nobel de chimie. Bref, pour ceux qui l'ignoraient encore, les GFP - ou Green fluorescent proteins – sont, depuis une quinzaine d'années, essentielles à l'imagerie du monde moléculaire. Et ce ne serait peut-être qu'un début car une équipe allemande propose en effet une façon inédite de les exploiter* en utilisant un nouveau type de microscope, le DSLM ou Digital scanned laser light sheet fluorescence microscopy. Aussi incontournable soit-elle, la méthode du marquage aux GFP comporte néanmoins certaines limites. Si elle est, par exemple, appliquée à un grand nombre de cellules et que celles-ci sont regroupées, cela engendre un signal lumineux si complexe, si confus, qu'il devient impossible de l'analyser. Cas typique d'un processus que les GFP échouent à mettre en lumière : le développement d'un embryon de vertébré. Et pour cause : d'une cellule au moment de la fécondation, l'embryon passe à... 16 000 cellules en 18 heures ! * P. Keller et al., Sciencexpress, octobre 2008, doi : 10.1126/science.1162493 |
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