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MALADIE DE PARKINSON : la thérapie génique à la rescousse
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Une équipe CEA/Inserm annonce un premier succès d'un essai de thérapie génique sur six patients atteints de la maladie de Parkinson.
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Secousses et tremblements La maladie de Parkinson touche en France environ 100 000 personnes et 6,5 millions dans le monde. Décrite pour la première fois en 1817 par le médecin anglais James Parkinson, cette maladie neurologique se manifeste par des tremblements, une rigidité des membres et une difficulté à se mouvoir ; elle trouve son origine dans la dégénérescence des neurones produisant la dopamine. Les effets pervers du traitement médicamenteux Car malheureusement ,à plus ou moins long terme, de quelque mois à plusieurs années, le traitement à la L-Dopa a des effets secondaires ravageurs. Thérapie génique : refaire fabriquer la dopamine manquante par le cerveau L'essai de thérapie génique mis en œuvre par Béchir Jarraya et Stéphane Palfi, respectivement neurochirurgien et professeur de neurochirurgie au CHU Henri-Mondor, également chercheurs (CEA, Inserm), vise à pourvoir le cerveau en dopamine de manière continue, régulière et locale. Du macaque à l’humain Avant d'être appliquée à six patients, cette thérapie a été testée sur des macaques, avec des résultats très concluants. Les macaques malades ont récupéré, six semaines après l'injection, 80 % de leur capacité motrice et cette amélioration est restée stable dans le temps. En 2007, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) a donné son accord pour débuter des essais cliniques chez l'homme. Et ce sont les premiers résultats qui ont été publiés le 15 octobre 2009 dans le supplément médical de la revue Science. Cet essai clinique de phase I visait tout d'abord à prouver l'innocuité de cette thérapie. Trois patients ont été traités en mars 2008, puis trois autres d'octobre 2008 à mars 2009. Aucun effet indésirable n'a été noté jusqu'à présent et la santé des patients s'est globalement améliorée. Pas avant 2013-2014... L'essai devrait entrer prochainement en phase II pour vérifier l'efficacité de la thérapie et rechercher les doses optimales. Une étape longue, d'après les chercheurs qui souhaitent, en parallèle, conduire un autre essai clinique sur des patients qui seraient pris en charge à un stade plus précoce de la maladie. La phase III, qui consiste à traiter plusieurs milliers de patients, n'est pas envisagée avant 2013/2014 et nécessitera en particulier la fabrication de lentivirus à grande échelle, une prouesse technologique délicate et onéreuse. Reste que la chirurgie dans cette thérapie génique est lourde et qu'elle ne pourra, si son efficacité est prouvée, concerner de toute façon qu'un nombre réduit de malades. |
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