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LA DÉPOLLUTION des sols français en question
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Les deuxièmes Rencontres nationales de la recherche sur les sites et sols pollués ont eu lieu à la Maison de la Chimie à Paris. Durant deux jours, débats et ateliers ont permis de dresser le bilan de l'état de pollution des sols français.
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Du classement à la réhabilitation Érosion, contamination par des pesticides et des métaux lourds... les dégâts portés sur le sol contribuent à une diminution de sa teneur en matières organiques (hydrogène, oxygène, etc.) Pour identifier les zones à risque, des prélèvements d'échantillons accompagnés d'analyses chimiques sont effectués et déterminent la nocivité du lieu étudié. Lorsque les sites évalués sont classés à risque, des travaux de dépollution (pompage d'eau souterraine, purification des eaux extraites, etc.) sont régulièrement effectués afin de les rendre à nouveau exploitables. Une dépollution qui, selon Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, doit se faire à plusieurs niveaux. « Il faut non seulement réhabiliter les chantiers concernés par ces pollutions mais surtout mettre l'accent sur la dimension sociale lors des travaux engagés, en instaurant un vrai dialogue avec les habitants. Lorsqu'un sol localisé sur une habitation doit être dépollué, il est délicat de faire accepter aux gens de se déplacer le temps des travaux ». Des réflexions qui s'inscrivent dans le cadre du projet de loi Grenelle II, adopté par le Sénat le 8 octobre 2009. Une dépollution fondamentale Cette année, 30 sites français ont été dépollués. De son côté, l'Ademe en recense 500 000 définis comme potentiellement dangereux pour la santé humaine. « Ce nombre important de zones à risque est lié aux nombreux outils de surveillance qui ont été mis en place », explique Philippe Van de Maele, président de l'Ademe, qui contribue entre autres à la mise en sécurité des sites orphelins (sites pollués à l'abandon). L'Ademe gère également un fonds de 20 millions d'euros débloqués par le gouvernement, suite au plan de relance instauré en décembre 2008. Ce financement permet de fixer un cadre pour le traitement des déchets et des sols pollués, et de promouvoir des projets d'urbanisme plus vertueux. À l'échelle européenne, une directive sur les sols est envisagée, même si aujourd'hui il n'existe toujours pas de loi commune qui contribuerait à une dépollution globale. En France cependant, les recherches se poursuivent et tendent à s'intensifier pour que le sol ne reste pas, comme le souligne Pierre Stengel, « l'oublié des politiques environnementales ». |
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| Selon vous, la dépollution des sols est-elle suffisamment bien traitée en France? |
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