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RETOUR (BRUTAL) DE LA SONDE GENESIS : et les poussières de Soleil... ?
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Le 8 septembre 2004, au terme d'un voyage de trois ans et 32 millions de kilomètres, la sonde américaine devait revenir sur Terre avec, à son bord, une précieuse cargaison : des particules solaires. Mais ses parachutes ne se sont pas ouverts…
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Trois années dans l'Espace Lancée en août 2001, Genesis a été envoyée dans l’Espace afin de capturer les particules émises par le Soleil et constituant le « vent solaire ». « Cela fait des années que nous voulons connaître la composition exacte du Soleil », souligne Don Burnett, géochimiste nucléaire à l'institut de technologie de Californie. Ces poussières de Soleil ont en effet un grand intérêt dans l’étude de la formation de notre système solaire, il y a 4,5 milliards d’années.
Genesis a ainsi été envoyée à 1,5 million de kilomètres de notre planète, au « point de Lagrange L1 », une région de l’Espace où les forces gravitationnelles du Soleil et de la Terre s’équilibrent. Ce site présente plusieurs avantages : il permet d’observer sans discontinuité le Soleil ; il n’est pas trop éloigné de notre planète, mais suffisamment pour ne pas être perturbé par la ceinture magnétique de la Terre qui, justement, nous protège du vent solaire.
Durant 884 jours, la sonde a mesuré la vitesse, la densité et la composition atomique du vent solaire. Grâce à ses collecteurs de particules (composés de diamant, d’or, de silicium et de saphir !), elle a également piégé quelque « milliards de milliards d'atomes », selon Don Burnett, responsable du projet. C’est ce précieux chargement, de quelques microgrammes seulement, que les chercheurs tentent aujourd’hui de sauver. Peut-on encore sauver la mission ? Étonnamment, Genesis n’a pas explosé lors de son arrivée au sol. Mais le précieux chargement a-t-il pu résister à un tel choc ?
La récolte de particules solaires était considérée comme particulièrement fragile. À tel point que les ingénieurs de la Nasa avaient prévu que la sonde serait récupérée en vol par des hélicoptères afin de lui éviter le choc de l’atterrissage. Alors que peut-on espérer après la violence d'un tel impact ? |
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