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TSUNAMI : retour sur le raz-de-marée du 26 décembre
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Dernier bilan de la catastrophe qui a touché l’Asie du Sud après le séisme et le raz-de-marée qui l’a suivi dans l’océan Indien : au moins 280 000 victimes...
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À l'origine du raz-de-marée : un séisme exceptionnel Le 26 décembre 2004, à 7h58 (heure locale), l’Institut géologique américain (USGS) détecte dans l’océan Indien un séisme d’une magnitude exceptionnelle, 9 sur l’échelle de Richter. Son épicentre se situe au large de l'île de Sumatra, plus exactement à 250 km au sud/sud-est de la ville de Banda Aceh, à une profondeur de 10 km. Réalisée le 26 décembre 2004, cette photo montre l'arrivée d'une troisième vague, inondant un restaurant de Phuket en Thaïlande.
Le bilan humain Selon les derniers bilans, le nombre des morts ou disparus dépasse les 280 000 personnes. Une mobilisation internationale sans précédent Peu après la catastrophe, les Nations unies ont rapidement estimé les besoins à 5 milliards de dollars.
La mobilisation internationale – tant gouvernementale que privée – ne s'est pas fait attendre et constitue à ce jour la plus importante de l’histoire : elle atteint actuellement près de 4 milliards de dollars.
Reste à coordonner toutes ces initiatives sur le terrain et à organiser dès à présent la reconstruction. À ce titre, les dirigeants du monde entier se sont réunis jeudi 6 janvier à Djakarta afin d'évoquer les secours à apporter d'urgence aux victimes et les besoins à plus long terme pour la reconstruction des pays ravagés par la catastrophe.
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Mise en place d'une balise du Tsunami Warning System in the Pacific
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Une catastrophe évitable ? À ce jour, les géologues ne savent toujours pas prédire la survenue d’un séisme. En revanche, on sait très facilement détecter et mesurer les séismes lorsqu'ils surviennent, tant sur terre qu’au fond des océans. Il est donc techniquement possible de prévoir le passage d'un tsunami quelques dizaines de minutes voire quelques heures avant son arrivée effective. Un tel système fonctionne actuellement dans le Pacifique*. Mais il n’a pas son équivalent dans l’océan Indien: les tsunamis sont relativement rares dans l'océan Indien, ce qui explique que les pays concernés étaient mal préparés.
Face à l’ampleur de la catastrophe, l'idée de créer un tel centre dans la région s'est imposée. Selon le Dr Laura Kong, directrice du Centre international d'alerte des tsunamis basé à Hawaï, un tel dispositif coûtera des dizaines de millions de dollars, mais il permettra de sauver des dizaines de milliers de vies humaines et ce, dans la mesure où cette région est malheureusement promise à d'autres séismes de grande ampleur.
À la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes naturelles qui s’est tenue à Kobe (au Japon) du 18 au 22 janvier, ce projet a été ajouté à l’ordre du jour. Mais la conférence a très vite laissé apparaître des dissensions entre les pays**. Et c’est donc à Phuket, à partir du 28 janvier, que 43 pays et 14 organisations internationales ont commencé à se réunir afin que la mise au point d'un système d'alerte au tsunami dans l'océan Indien devienne enfin réalité.
* le Tsunami Warning System in the Pacific
** Concernant les risques d'origine climatique (dont ne fait pas partie le tsunami) les États-Unis se sont opposés à toute référence au « réchauffement climatique ». Rappelons que le gouvernement américain refuse toujours de signer le protocole de Kyoto. |
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