Selon la direction générale de la Santé (DGS), le vaccin Gardasil aurait été lancé
« sans attendre les recommandations des pouvoirs publics ». Ces derniers auraient manifestement préféré que Sanofi Pasteur attende la fin des négociations relatives à la prise en charge du vaccin avant de lancer sa commercialisation.
En effet, diverses inconnues persistent : selon la DGS, « d'une part, ce vaccin ne protège que contre certaines des souches de papillomavirus susceptibles d'induire des cancers génitaux féminins (environ 80%) ; d'autre part, même si les études menées par Sanofi ont montré que ce vaccin empêchait l'apparition de lésions histologiques de haut grade, on ne connaît pas aujourd'hui la durée de la protection qu'il confère, or, les cancers surviennent plusieurs années après la contamination ».
Au vu des données montrant qu'environ 3% des filles en France ont leur premier rapport sexuel avant 15 ans, le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CHSPF) recommande la vaccination généralisée des jeunes filles âgées de 14 ans et la propose pour les 15-23 ans qui n'ont pas encore eu de rapports sexuels ou au plus tard dans l'année qui suit leur premier rapport.
Le collège des gynécologues et obstétriciens appelle à un remboursement rapide du vaccin (coût de la protection : environ 500 euros, soit trois doses plus les consultations).