Le bilan de compétences

Session d’information organisée et animée par la Cité des Métiers en partenariat avec le FONGECIF Ile de France. Février 2005.

Intervenants :
Mireille ANKAOUA-COLLET Conseillère sur le Pôle "Trouver une Formation",Cité des Métiers
Celena RADEL Conseillère du FONGECIF IDF
Michèle TRIN-DINH Conseillère du FONGECIF IDF
Florence VANETTI Conseillère du Pôle "Changer sa vie professionnelle", Cité des Métiers *
*mise à jour : Depuis 2003, ce pôle s'appelle "Changer sa vie professionnelle, évoluer, valider ses acquis"

Objectifs
Les centres de Bilan de Compétences
Comment ?
Financement
Questions diverses

Le bilan permet d’analyser ses compétences professionnelles, même si elles n’ont pas forcément un lien direct avec l’activité professionnelle exercée. De plus, le bilan permet de faire émerger les motivations, les souhaits qui orientent les choix personnels et permettent de définir un projet professionnel conforme à ses aspirations.
Il est judicieux de s’informer sur les centres proposant ce type de prestation, car le choix est vaste et chaque centre dispose d’une méthode, d’un fonctionnement propre.

Les centres de Bilan de compétences

Lorsqu’on effectue une demande de congé de bilan de compétences auprès du FONGECIF IDF, celui-ci joint au dossier une liste des centres habilités. Il n’est pas obligatoire de choisir un centre en fonction de son domicile ou de son lieu de travail. Il est plus important de le choisir pour la qualité des prestations proposées. Il est conseillé de se rendre dans 2 ou 3 centres différents et de les " tester " en effectuant un entretien préalable. Ainsi, on peut exposer ses attentes et se renseigner sur les méthodes, la démarche utilisées.
Certains centres fonctionnent par entretiens individuels ou semi-collectifs, voire collectifs. D’autres centres privilégient davantage les tests, ce qui n’est pas forcément un choix judicieux car ceux-ci ne sont qu’un moyen et non pas une finalité. En clair, il ne faut pas attendre d’un test qu’il révèle des aspects ignorés de la personnalité et encore moins qu’il définisse un projet professionnel... Les entretiens font partie de la phase d’investigation, la totalité du bilan se déroule sur 24 heures (non consécutives, bien sûr !), hors entreprise, sur son temps personnel ou sur le temps de travail si le droit d’absence a été accordé.

Quelques éléments sur la mission des Centres

  • Leur objectif n’est pas de trouver le projet professionnel adéquat à la place de la personne qui bénéficie du bilan.
  • Le bénéficiaire doit être suivi pendant la totalité du bilan par le même conseiller (autant que faire se peut, il y a toujours des cas de force majeur...)
  • Aucun centre ne doit prendre l’engagement de répondre à la question " Quelles sont mes passions, je voudrais que vous me disiez pour quoi je suis fais ".
  • Le conseiller doit aider le bénéficiaire à construire son propre projet professionnel, un projet réaliste, en phase avec le monde du travail.
  • Le bénéficiaire doit vérifier auprès de la personne qui effectue l’entretien préalable si c’est elle qu’il aura en tant que conseiller lors des prochaines sessions. Car le succès du bilan dépend également de la personne avec laquelle le bénéficiaire aura les entretiens. il faut qu’il se sente à l’aise, en confiance avec le conseiller.

Démarche

Une fois le choix d’un centre effectué, celui-ci complète la partie du dossier qui lui est reservée, dossier qui doit ensuite être transmis à l’employeur. Celui-ci dispose d’un mois pour faire part de sa réponse.
Si le salarié ne souhaite pas que son employeur soit informé de sa démarche, le bilan peut se faire sur le temps personnel, dans la mesure où le centre propose des horaires flexibles qui conviendront au salarié. C’est un point à clarifier lors de l’entretien préalable.
La solution du bilan effectué sur le temps de travail est bien sûr plus confortable et permet au centre de proposer des sessions de 4 heures, ce qui correspond à 6 journées d’absences. Ces 4 heures ne sont pas uniquement consacrées à l’entretien, celui-ci étant en moyenne de 2 heures. Le reste du temps est consacré à la recherche documentaire et au travail de réflexion personnelle. Le rythme général est d’un entretien par semaine. Six mois après avoir effectué le bilan, un dernier entretien permet de faire le point sur les démarches engagées à la suite de ce bilan.

Les conditions d’accès

  • Pour le salarié en CDI : il faut avoir travaillé 5 ans, dont 1 an dans l’entreprise actuelle.Pour les salariés non diplômés, 24 mois d’activité salariale suffisent, dont 1 an dans l’entreprise actuelle.
  • Pour le salarié en CDD : il faut justifier de 24 mois d’activité salariale, consécutifs ou non, dont 4 mois en CDD dans les 12 derniers mois précédant la demande.

Il est conseillé de faire la demande de financement du bilan de compétences et éventuellement de le réaliser hors temps de travail en cours de CDD, ou le plus rapidement possible à l’issue du CDD, car si l’on envisage un Congé Individuel de Formation, les délais sont très courts.
Un salarié menacé de licenciement doit effectuer son bilan tant qu’il est salarié (même s’il est en préavis). Le bilan ne pourra par contre plus être réalisé après licenciement, même si la prise en charge a été accordée.


A la fin du bilan, une synthèse écrite est établie, et remise au bénéficiaire contre émargement. Cette synthèse reprend tous les aspects professionnels évoqués lors des entretiens (projet professionnel, compétences transversales, qualités et défauts, motivations) et stipule le plan d’action à envisager. Par contre, les aspects personnels (privés) ne figurent pas dans la synthèse.
Il est important de noter que le bilan doit aboutir à un projet professionnel concret et réaliste et non pas à 15 projets, comme cela a été le cas d’un bénéficiaire du bilan...
Cette synthèse n’est jamais envoyée à l’employeur, d’autant moins que celui-ci n’est pas forcément au courant de la démarche effectuée par le salarié. Elle est personnelle et le Centre se doit d’en garder une copie pendant une année. Par contre, le salrié est libre de la diffuser comme bon lui semble.
Précisons encore que cette synthèse résulte d’un bilan effectué à un moment donné de sa vie et qu’elle n’est en aucun cas figée.

Le financement

Celui-ci dépend en tout premier lieu du choix du centre puisque ne sont financés que les bilans effectués auprès des centres agréés par le FONGECIF. Une liste de ces centres est fournie avec le dossier.
Le dépôt du dossier doit être fait 3 mois avant le début du bilan. Il se compose de 3 parties :

  • Le prestataire (centre de bilan de compétences)
  • L’employeur
  • Le bénéficiaire (salarié en CDI, en CDD ou ex-salarié en CDD)

Le dossier passe en commission. S’il est accepté, la rémunération du bénéficiaire est de 100%. Quant au coût du bilan, celui-ci est financé à hauteur de 10.000 FHT, tout ce qui dépasse ce seuil est à la charge du bénéficiaire, sachant que ce dernier aura à supporter une participation financière d’un minimum de 500 F.
Une dernière remarque concernant la procédure administrative et qui concerne les personnes effectuant le bilan hors temps de travail, le Centre prestataire doit inscrire la personne auprès du CNASEA afin de lui garantir une protection, en cas d’accident du travail par exemple. Certains Centres le font systématiquement, d’autres non, c’est pourquoi il est prudent de s’en assurer.

Questions

De quels moyens dispose le bénéficiaire du bilan de compétences lors d’un éventuel contentieux avec le Centre prestataire, s’il s’avère par exemple, que celui-ci n’est pas sérieux, pas professionnel ?
Si le bilan est financé par le FONGECIF, il est important de l’informer car les centres sont habilités à un moment donné et leurs prestations peuvent se dégrader, ne plus être conformes aux critères de sélection définis par le FONGECIF. Une solution de rechange peut être proposée au bénéficiaire.
Il est important de réagir rapidement, dès que l’on a des doutes sur la qualité de la prestation. Ceci prouve aussi l’importance du premier entretien, d’autant plus qu’il est gratuit.

Le fait de réaliser un bilan de compétences a-t-il une incidence sur l’obtention d’un CIF ?
Non, le bilan de compétences ne garantit aucunement le financement d’une formation en CIF.

Existe-t-il des dérogations aux conditions d’accès au bilan de compétences ?
Les CIBC ont une enveloppe budgétaire réservée aux bilans accordés aux demandeurs d’emploi. Une partie de ce budget - de 10 à 20% - peut être affectée à des cas particuliers. Il est donc toujours intéressant de faire la demande, même si l’on ne remplit pas les critères.