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[ Thème n°8 : Les travailleurs handicapés ]
Pour le bilan individuel
Christine MIRABEL SARON, médecin psychiatre à l'Hôpital Sainte Anne à Paris, adjointe au chef de service, spécialisée en psychothérapie comportementale et cognitive,
Par ailleurs, je suis militante pour l'étude individuelle du profil individuel de compétences. J'ai perdu la vue il y a longtemps, ce sont peut-être des temps révolus et ça n'existe plus aujourd'hui, en tout cas je le souhaite, mais lorsque j'ai perdu la vue et que j'étais médecin, on m'a dit "très bien, standardiste, secrétaire, kinésithérapeute, vous n'avez aucune équivalence, vous recommencez au niveau bac, aucune dérogation pour vous". Très bien, je ne me suis pas choquée plus que ça, mais j'avais envie de faire autre chose. Le bilan individuel n'existait pas il y a vingt ans, et j'espère qu'aujourd'hui que cela existe. On en a beaucoup parlé au Congrès mondial de l'emploi en 1995, et je pense qu'il faut faire un bilan individuel. La personne perd la vue, ou elle perd progressivement la vue, peu importe, elle devient handicapée, et à un moment de sa vie elle a un profil donné, elle a acquis telles compétences, qu'elle soit en troisième, en terminale ou qu'elle ait un BEP, elle a une personnalité. Elle a aussi des envies, c'est un troisième facteur, des motivations, et je pense qu'il faut tenir compte de tout ça, son bagage de formation, ses envies, ses motivations, et puis sa personnalité. Elle est ce qu'elle a comme bagage de personnalité avec elle. Et je pense qu'à partir de là, on arrivera à donner une formation à cette personne-là qui correspondra à son moule.