Christine
MIRABEL SARON, médecin
psychiatre à l'Hôpital Sainte Anne à Paris, adjointe
au chef de service, spécialisée en psychothérapie comportementale
et cognitive,
On parlait des outils techniques, les scanners qui peuvent
lire un courrier imprimé, lorsqu'un patient m'écrit une lettre
de cinq pages avec une écriture toute petite, le scanner est inopérant,
et j'ai besoin d'une secrétaire. J'ai besoin de deux yeux qui voient
pour me lire la lettre du patient, et ceci n'est pas prévu, on ne
l'a pas pensé pour vous dans votre poste de travail. Parce que lorsqu'on
pense poste de travail, on pense outils informatiques. J'ai un poste adapté
depuis très, très peu de temps, et adapté au budget
minima, je n'ai pas de plage Braille, ça coûtait trop cher,
je n'ai pas beaucoup de choses, car tout ça coûtait trop cher.
Les outils techniques existent, il y a un budget pour ça. Il y a
un coût extrêmement élevé. Je prépare des
cours de fac, et je n'ai pas d'outil informatisé à domicile
pour préparer mes cours. Or je suis salarié universitaire.
On estime que je n'ai qu'à le faire le soir après mes consultations
à l'hôpital, une fois que tout est fermé à clé,
que je n'ai qu'à rester enfermée à l'hôpital
pour préparer mes cours. Concernant ces aides techniques, il existe
une législation qui est paradoxale et limitée. Donc les aides
techniques ont un coût, on n'y accès pas comme ça, c'est
extrêmement difficile d'y accéder. A titre personnel, c'est
un budget tel, qu'on ne peut pas se le payer, même en ayant un bon
salaire. |