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[ Thème n°13 : Demain le travail ] |
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La stabilité dans les toutes petites entreprises |
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| François
GAUDU, professeur de droit à l'Université
de Paris I, N'oublions pas l'importance beaucoup trop faible qu'on accorde aux petites entreprises. C'est vrai aussi dans la discussion sur les licenciements économiques. Dans tous les licenciements économiques, 15 % ont lieu dans le cadre de plans sociaux, 85 % en dehors de tout plan social. [applaudissements]. Cela étant, on ne retrouve pas tout à fait votre argument, parce que vous avez un peu ironisé sur les suspensions du contrat, etc. Or, la pratique nous montre que ce sont de toutes petites entreprises, des entreprises agricoles, qui ont le mieux réussi jusqu'à présent à donner aux salariés de la stabilité, parfois à partir de petits morceaux de besoins épars. Le groupement d'employeurs est une formule qui ne marche que dans l'agriculture et qui permet à des salariés employés à temps partiel pour toute une série d'agriculteurs, de retrouver à peu près un emploi à plein temps dans une structure. Et pourquoi ? Parce que les agriculteurs acceptent de coopérer entre eux, parce qu'ils ont une tradition. Alors que les petits patrons ne veulent pas, c'est charbonnier maître chez soi. C'est un comportement de patron français, pas forcément un comportement de patron d'autre pays. Ce que les agriculteurs font, je ne vois pas pourquoi les artisans ou des petits patrons de l'industrie ne pourraient pas le faire. Le fait de recréer de la stabilité à partir de morceaux d'activité épars n'est pas hors de portée. Je ne vois pas en quoi. L'argument : ce n'est pas possible parce qu'ils sont tout petits, n'est pas si vrai que cela. Nous avons devant nous l'exemple des agriculteurs. |
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